DIAGNOSTIC
Hormis les cas où le « trouble de l’eau » s'observe d’une façon permanente, tous les signes que nous avons décrits, bien que certains comme le myosis et la respiration de Cheyne-Stokes aient une haute valeur diagnostique ne sont que des signes de présomption. Si leur constatation, au cours du paludisme, doit faire songer à l’hyperazotémie, ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, d'en affirmer l'existence. Le malade de l’observation IX, présentait plusieurs symptômes dont la réunion éveillait l’idée de l’hyperazotémie.
Il était dans un état de torpeur accentuée voisine du coma, il avait de l’agitation motrice, de l’angoisse, de l'inappétence absolue et du dégoût des boissons. Son taux d’urée sanguine était de 0 gr. 24 par litre. Ce malade n’était pas hyperazotémique et sa guérison fut rapide.
Le dosage de l’urée sanguine, auquel on devra toujours recourir, est l'élément de certitude qui seul pourra trancher le diagnostic. Si le secours du laboratoire est dans ces cas nécessaire, il devient indispensable lorsque le paludisme ne s'accompagne d’aucun signe clinique d’hyperazotémie. Le dosage systématique de l’urée sanguine des paludéens a montré que les malades des observations LH, Il, IE, IV, V, VI, VIT et VIII étaient des hyperazotémiques. Sans le laboratoire, la rétention uréique qu’ils présentaient serait passée inaperçue.
EN AL 0 doi