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ou moins marquée, d'œdèmes dyscrasiques, et d'une asthénie telle qu'ils sont à peine capables de se tenir debout. Cette perturbation qui a transformé en quelques mois des hommes vigoureux en véritables loques, est due, la plupart du temps, à un traitement quinique insuffisant ou insuffisament prolongé. »
Nous dirons donc qu'à doses sujfisantes, le traîtement quinique, convenablement poursuivi, assure à lui seul la guérison des hyperazotémies bien compensées ; mais lorsque la décompensation s’est produite son action n’est plus aussi certaine. Comme le dit LAVERAN, la quinine exige d’être appliquée à temps (Observation XVII); les accidents ont malheureusement une marche si rapide que l’intervention médicale est trop souvent tardive et par suite inefficace.
BENHAMOU et JAHIER estiment même que la quinine peut avoir, dans certains cas, une action néfaste. « A forme grave de paludisme devons-nous opposer de fortes doses de quinine et n’allons-nous pas aller ainsi jusqu’à donner à des formes très graves de paludisme des doses de médicament qui sera nocif
Il nous a semblé que, sur un rein imperméable à l’urée, sur un rein que ce toxique a rendu encore plus imperméable par son accumulation même, il ne fallait pas attendre avantage de la quinine employée à forte dose si le taux de l’urée dépasse 2 gr. Alors que son action est spécifique jusque-là, l’alcaloïide nous a semblé dans ce cas diminuer encore la sécrétion de l'urine.
Nous l'avons essayée même par voie intra-veineuse, sans aucun résultat autre que la précipitation de l'issue fatale malgré la dilution étendue de la solution et la lenteur de l'injection. »
Dans ces cas d'hyperazotémies décompensées, la quinine ne suffit plus. En présence de symptômes, dont la
De mot
gravité est immédiatement menaçante, la médication antiazotémique doit s'ajouter à la médication spécifique. Cette thérapeutique ne visera donc plus seulement à combattre l'atteinte malarique mais :
a) À empêcher par une diétique sévère, l'apport de nouvelles quantités d'urée ;
b) A favoriser l'élimination de l’urée déjà accumulée.
Le régime lacté, autrefois communément employé comme régime de désintoxication, est condamné aujourd'hui pour la trop grande quantité d’albumine, 150 gr. environ, qu'il introduit dans l'organisme.
Le régime diététique de choix est le régime hydrique: 8 à 10 litres d’eau lactosée par jour à condition que le malade ne soit ni chlorurémique ni anurique. Il ne sera pas poursuivi plus de trois jours pour éviter le danger de l’autophagie, et deviendra lactohydrique pendant les jours consécutifs, lacté si les accidents s'’amendent.
L'indication, la plus urgente, est la saignée abondante d'au moins 500 centimètres cubes, plus copieuse si on le juge nécessaire.
La ponction lombaire ne devra pas être oubliée, elle est susceptible de rendre d'énormes services comme CASTAIGNE et André VEILL l'ont montré.
Quelques ventouses scarifiées ou sangsues, placées au niveau du triangle de Jean-Louis Petit, pourront faciliter le dégagement de la circulation rénale.
Le sérum glucosé isotonique, à la fois tonique et nutritif, sera administré en injections sous-cutanées à la dose journalière de # à 500 centimètres cubes.
La digitale toni-cardiaque et diurétique sera prescrite à hautes doses, XV gouttes de solution de digitaline cristallisée au millième le premier jour, XV gouttes le deuxième jour, X gouttes le troisième jour, V gouttes les 6 jours suivants, sans oublier l'extrait alcoolique
UND ee de scille, diurétique désazoturant. Le vin de Trousseau
qui réalise cette synergie médicamenteuse est particu-
lièrement à recommander.
En face d’un malade n’urinant presque plus la thé-
rapeutique devra être encore plus active.
L'injection de sérum glucosé hypertonique à 300 pour 1.000, selon la méthode de Fleig, en injection intraveineuse à la dose de 4 à 500 centimètres cubes, est une médication qui a de beaux succès à son actif. Il ne faudra pas craindre d'y ævoir recours, tout en prenant certaines précautions qui permettront d'éviter certains accidents, inhérents à la méthode.
Le malade devra être réhydraté énergiquement, avant l'injection, par l'administration d’un lavement d’eau bouillie tiède de 500 centimètres cubes ou par l'ingestion d'une quantité de boisson équivalente. L'injection (3090 centimètres cubes en un heure) sera poussée lentement, maintenue à la température constante de 37° et précédée d’une soustraction sanguine d’au moins 50 centimètres cubes.
Le sérum de veine rénale pourra être utilisé avec profit, à la condition expresse que le foie ne soit pas déjà nettement déficient. On l’injectera dans le tissu cellulaire sous cutané à la dose de 20 centimètres cubes que l'on pourra renouveler les deux ou trois jours suivants.
La mise en œuvre de tous ces moyens thérapeutiques amènera parfois la guérison (observation XVII), mais l'atteinte profonde du parenchyme rénal, ainsi que la déficience des fonctions hépatiques la rendront, hélas ! bien souvent inopérante (observations XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI).
D A PP TR TR COR PR LT OS en pr