TRAITEMENT DES MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
maladie. Il guérit complètement en 30 jours à partir du début du traitement par la bande élastique. On peut appeler cela un bon résultat, d’autant plus que l’effet immédiat de ce procédé a été une action sédative très appréciée. Par contre, dans le dernier cas, la stase hyperémique parait avoir échoué. Il s’agit d’un garçon que je soigne déjà depuis six semaines par la stase hyperémique sans que l’amélioration obtenue soit plus grande que celle qu’on aurait pu attendre du simple repos au lit.
Je n’ai pas traité de cas de chorée de Huntington ; par contre, j’ai eu l’occasion de voir le cas suivant de chorée symptomatique, provoqué par un tubercule cérébral ; comme on pouvait s’y attendre, le résultat fut défavorable.
93. Une jeune fille de 13 ans fut admise, le 4 avril 1900, pour tuberculose du calcanéum gauche.
Le 14 mai, on est surpris de trouver à la malade le regard fixe, de l’anxiété et de l’agitation au moment où l’on change son pansement ; elle a une selle involontaire à ce moment. Les nuits précédentes déjà, le sommeil avait été agité. Dans la nuit du 14 au 15 mai, la malade dort peu et se jette violemment de côté et d’autre. Le 15 mai, il y a nettement une chorée limitée au côté gauche. On applique une bande autour du cou. Dès lors, les mouvements diminuent et le sommeil devient plus tranquille. Depuis le 18 mai, les secousses ne se produisent qu’au moment du changement de pansement et le sommeil est plus tranquille. On remarque que, depuis le 7 mai, il y a des élévations de température.
Depuis le 21 mai, les mouvements choréiques reprennent. La température s’élève davantage et oscille entre 38° et 39°. La malade déclina très rapidement et mourut le 13 juin. A l’autopsie, on trouva une tuberculose du calcanéum gauche, des poumons et de l’intestin (ces lésions n’avaient donné aucun symptôme) et de nombreux tubercules du cerveau.
En somme, j’estime que les résultats que nous avons obtenus dans la chorée doivent encourager à faire d'autres expériences dans ce domaine.
J’ai employé aussi la stase céphalique dans 11 cas d’épilepsie. J’ai déjà publié ailleurs, dans un mémoire cité plus haut, les résultats que j’ai obtenus dans 10 cas ; il y avait eu amélioration passagère et pas très considérable dans quelques cas seulement. Mais je viens d’en traiter un nouveau cas avec une amélioration si évidente que cela m’encourage à faire de nouveaux essais. Je n’ose pas m'en promettre trop de succès mais, dans une maladie aussi désolante, il vaut la peine d’avoir même des améliorations passagères.