PARTIE SPÉCIALE
tuberculose; et dans ces cas il n’y avait que des déviations et des difformités peu importantes du thorax.
Les observations de Rokitansky ont été souvent confirmées, mais aussi très souvent contestées. Je ne veux pas reproduire les citations des partisans et des adversaires des opinions de Rokitansky, extraites de la volumineuse littérature sur ce sujet: je tiens à faire remarquer, que le plus grand nombre des médecins qui se sont prononcés sur cette question, n'admettent pas en général les assertions de Rokitansky, telles qu'il les a énoncées, mais reconnaissent la justesse du principe fondamental et accordent que la stase pulmonaire confère une immunité relative pour la tuberculose. Je donne en note 1 une partie de la littérature pour les lecteurs qui s’intéressent à cette question.
Je puis laisser de côté ces observations, car elles n'ont fait que m’inciter à traiter une seule maladie par l’hyperémie. Les expériences que j’ai faites me permirent bientôt de généraliser ce traitement pour de nombreuses affections et transportèrent toute la question dans un autre domaine.
Ma première communication sur le traitement de la tuberculose par l’hyperémie date de 1892 2 ; j'en ai donné une description plus détaillée dans des communications plus étendues qui parurent en 1893 3 et 1894 4, et c’est en 1895 5 que j’en ai parlé
1 1. Lebert, Ueber den Einfluss der Stenose des Conus arteriosus, des Ostium pulmonale und der Pulmonalarterie auf Entstehung von Tuberkulose. Berliner klin. Wochenschrift, 1867, n09 22 et 23.
2. Eymann, Ueber die Kombination von Phthise und Herzfehler. Thèse inaugurale, Würzburg, 1886.