‹ L'hyperémie et son action thérapeutiqueChapitre 98 sur 111 · TRAITEMENT DES MALADIES DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES MALADIES DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL

Je n’ai aucun renseignement sur la production de Fhyperémie active dans le cerveau par la chaleur et, surtout, par Pair chaud; c’est là, encore, an sujet d’expérimentation.

Jusqu’ici, l'affection qui m’a donné les meilleurs résultats thérapeutiques, avec la stase cervicale, c’est la chorée de Sydenham. J’en ai traité cinq cas au total ; le succès a été incontestable dans plusieurs. Voici les deux cas qui m'ont donné le plus de satisfaction.

91. Un jeune paysan de 7 ans fut admis, le 18 avril 1899, à la clinique de Greifswald, pour une fistule d’empvèïne. C’était, un garçon amaigri, pâle, qui avait eu un empyème métapneumonique, traité par la résection d’une côte. Gomme la fistule n’arrivait pas à se fermer et qu’il persistait, depuis longtemps, une cavité de la grosseur du poing, on réséqua, le 3 mai, les trois côtes au niveau de la cavité. L’opération et ses suites furent normales.

Le 16 mai, l’enfant devint agité et perdit l’appétit et, le 29 mai, on vit éclater les symptômes d’une chorée vulgaire. Le malade faisait des mouvements incoordonnés avec les mains et les pieds et grimaçait; le sommeil resta bon. Dans les jours suivants, la chorée devint beaucoup plus grave. Voici le status du 7 juin : le jeune garçon est dans la plus vive agitation ; à côté des mouvements choréiques habituels, il jette de côté et d’autre toute la partie supérieure du corps, lance les jambes à droite et à gauche et se montre tout à fait incapable de se servir d’un de ses membres, de sorte qu’on doit le nourrir. Les muscles des yeux sont également pris. La nuit, il dort à peine et pousse fréquemment des cris. On doit le veiller jour et nuit.

On ne trouve pas de cause à l’explosion de cette maladie ; il n’a pas de rhumatisme articulaire, ni de lésion cardiaque. Du 10 au 15 juin, le garçon ne dormit plus du tout. On ne pouvait lui ingurgiter, qu’à grand’peine, quelques cuillerées de nourriture. Il était incapable de parler et faisait de vains efforts pour répondre aux questions ; il ne résultait, de ses efforts, qu’un balbutiement incompréhensible. Au total, déchéance complète de ce pauvre garçon.

C’est à ce moment que l’on applique, autour du cou, une bande élastique le 15 juin; il la porte, pendant deux heures, matin et après-midi. Elle fut très bien supportée et produisit une forte hyperémie veineuse. Ensuite, l’agitation diminua visiblement et le malade dormit deux heures dans la journée. La nuit l’agitation précédente se reproduisit et il ne dormit pas.

Depuis le 1er juin, la bande fut appliquée d’une façon durable ; immédiatement après, le malade dormit, dans l’espace d’un jour et d’une nuit, pendant 5 heures 1/2, avec de longues interruptions ; les mouvements furent un peu calmés, mais la parole était encore complètement incompréhensible.

Ensuite la maladie s’améliora très vite. Le sommeil, l’appétit et le langage revinrent. Le 21 juin, l’enfant restait presque complètement trau-

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