partie recouvert de nombreuses pustules et déjà parsemé de
bourbillons nécrosés. La région voisine présentait une coloraration bleuâtre sur une grande étendue. On enleva avec des ciseaux la pellicule épidermique, qui recouvrait les pustules encore fermées et une grande cloche à aspiration fut appliquée et mise en action.
Le pus s’écoula des nombreux orifices comme d’une pomme d’arrosoir.
La suppuration avait déjà cessé le 4 avril, mais comme on sentait encore une fluctuation sous la peau on fit une ponction
dans l’idée qu'il existait un abcès sous-cutané. Celle-ci ne
vantes :
n ’avait aucune Lite à a se ue
Le, 8 avril le malade sort guéri.
Cette observation était intéressante à rapporter
parce que Bier la fait suivre des considérations sui-
Fe
« Cet anthrax grave guérit donc en onze jours. Par un heureux hasard ce même malade nous a
donné l’occasion de comparer la valeur des diverses
méthodes de traitement de l’anthrax. En effet huit
semaines avant son entrée on lui avait incisé un
un autre anthrax semblable du dos sor cet anthrax n’était pas encore guéri quand il sortit (1). »
OBSERVATION eh Ô
(Delagenière.) Piqûre de vipère. — Ventouses. — Guérison.
R.. Auguste, onze ans, entre d'urgence à l'hôpital du Mans, pavillon Marjolin le 3 juillet 1905 Il avait été mordu dans l'aisselle droite et paraissait devoir succomber rapidement ;
la région thoracique était le siège d’un œdème violacé crépi-
tant qui s’étendait au cou, la respiration était saccadée et l'en-
fant était plongé dans une sorte de torpeur. L'’aisselle est net-
oyée on y découvre deux morsures, les orifices sont ponctionnés
1. Aug. Bier. Hyperämie als Heilmuttel 4e édit., obs. LXXXIV. de
A a mi
et des ventouses sont appliquées pour ainsi dire en perma—
nence. Au bout d’une heure la respiration se fait mieux et les ventouses sont enleyées. Mais bientôt les accidents recom— mencent. M. Delacour qui soigne le malade renouvelle l'appli-
J cation etencore cette fois les accidents s’amendent, lelendemain |
le petit malade est mieux et sous l'infiuence des ventouses il ne tarde pas à guérir complètement.
Il sort guéri le 13 juillet 1905.
2 Affections du tissu cellulaire et des lymphatiques. — Nous allons étudier sous ce titre de nombreuses affections toutes justiciables de l’hyperémie, qui donne dans ces cas là des résultats souvent extraordinaires. Ce sont les abcès chauds ou froids, les lymphangites, l’érysipèle, les gangrènes, les panaris, et les phlegmons, et les abcès du sein. Tous les abcès chauds pourront être traités par la stase veineuse qui donnera dans tous les cas de très bons résultats et amènera toujours à coup sûr la cessation de là douleur, et l'absence de complications. Voici comment il faudra procéder. Une fois la peau bien lavée et nettoyée à l’alcool, on pratiquera si le pus est bien collecté une ponction au bistouri, et on appliquera une ventouse d'autant plus large que la zone enflammée sera plus étendue, de façon à ne pas comprimer la peau en un point qui pourrait être sensible. Dès que la ventouse contiendra une certaine quantité de pus, on l’enlèvera pour la réappliquer une fois nettoyée ; les séances séront comme d'habitude répétées de cinq en cinq minutes pendant