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une heure matin et soir. Les douleurs seront d'ail- 1 CR leurs en général calmées dès la première application. | L et il ne restera bientôt plus de pus. Au bout de - + deux ou trois jours, l’abcès parait guéri, mais par prudence nous préférons continuer l'application de ventouses pendant quelques jours encore, au cas où
une nouvelle culture se produirait amenant la formation d’un deuxième abcès. La durée moyenne est de huit jours.
Pour les abcès des membres, voici comment nous pratiquons. Nous nous servons toujours de la ven-
- touse, mais simplement pour faire sortir plus facilement le pus. C’est-à-dire qu'après avoir ponctionné le ou les points ramollis, nous aspirons le pus à l’aide de ventouses et lorsqu'il ne sort plus rien, nous nous servons de la bande pour provoquer l'hyperémie. Les séances durent une heure et sont répétées trois fois par jour. |
Dans l'intervalle des séances, il va sans dire que dans tous les cas, nous recouvrons la région d’un pansement aseptique.
Nous n’avons vu traiter que peu d’abcès froids par la méthode de Bier. Dans les abcès volumineux l’application de ventouses aura tôt fait de vider la poche complètement, mais il persiste longtemps après des fistules que l’on doit traiter par des ventouses, les résultats sont moins bons que pour les abcès chauds, car il faut avoir la patience de poursuivre longtemps le traitement, néanmoins il nous a
semblé que la guérison s’obtenait plus vite que par les moyens ordinaires. us] |
Les lymphangites aiguës avec état général grave.
devront étre traitées de la manière suivante. Quelque soit l’état du membre, qu'il y ait ou qu'il n’y ait pas de ganglions enflammés que l’on se trouve ou non en présence d’un abcès bien localisé, on devra appliquer la bande élastique à la racine du membre. La constriction sera modérée car la séance devra être . de longue durée. La bande ne devra causer au malade aucune douleur, elle devra au contraire apaiser rapidement ses souffrances.
Quand on sesera assuré qu’elle est bien supportée on la laissera en place pendant une vingtaine d’heures, mais par excès de précaution pour éviter le décubitus on pourra vers la dixième heure enlever la bande et la replacer si possible à un autre endroit. On ne voit pas tout de suite les phénomènes inflammatoires s’amender,aucontraire la rougeur, l’œdème, le gonflement augmentent fortement pendant que les traînées lymphangitiques sont plus rouges. C’est encore là le but de la méthode qui, considérant l’inflammation comme un processus curatif naturel, cherche à la renforcer et non à l’affaiblir.
Ces symptômes inflammatoires diminuent avec le progrès de l’amélioration. Un fait est encore à remarquer. C’est que, lorsqu'il existe des trainées lymphangitiques, il se produit une amélioration de la lymphangite et de l’adénite du côté central de la bande ce qui tendrait à prouver que l’hyperémie a
diminue en outre la résorption des toxines micro-
biennes.
La durée ordinaire des lymphangites aiguës est de huit jours, néanmoins nous en avons traité une en trois jours qui présentait une certaine gravité.
Nous n’avons pas eu l’occasion de traiter l’érysi-
- pèle par la stase hyperémique mais d’autres l'ont
fait avec succès. Bier cite treize cas traités par la bande où la durée moyenne de l'affection fut de quatre à neuf jours avec une durée de un jour et une de neuf jours. Mais les phénomènes du côté de l'état général s’amendèrent tout de suite, chute rapide de la température, desquamation précoce et abondante. Tout récemment le D' Lapeyre de Fontainebleau a publié dans le Journal de médecine et de Chirurgie pratique une observation que nous relatons d’autre part, d’un cas d’érysipèle ambulant dont la marche fut arrêtée seulement par la stase veineuse.
Nous avons utilisé la méthode dans un cas de gangrène sénile du gros orteil, non pas pour essayer de redonner de la vigueur à la portion gangrenée mais pour favoriser la formation du bourrelet de démarcation, la bande était appliquée pendant une heure de cinq en cinq minutes au bout de trois jours le sillon était très net et on pouvait pratiquer la désarticulation.
Les mêmes séances continuées après l'opération nous permirent d'obtenir une guérison relativement
— 48 je rapide avec une bonne cicatrice, tout en ayant réduit l'intervention au strict nécessaire.
Dans deux cas de gangrène gazeuse traités à sa clinique, M. Delagenière fit appliquer la bande élastique, ce qui eut pour effet de limiter l'invasion du mal, de le localisér en quelque sorte. On put faire ainsi l’'amputation dans des tissus à peu près sains quoique légèrement infiltrés de gaz ; la stase continuée après l'opération amena dans les deux cas la cicatrisation par première intention.
Les panaris peuvent se traiter de deux façons, soit par la ventouse spéciale dans laquelle on fait l’aspiration au moyen d’une pompe (Fig. 10), soit par la bande élastique. Dans les deux cas on pourra facilement se passer d’incision, à condition qu'il n’y ait -pas de pus ; mais si on a des raisons d'en soupçon-
ner la présence, on devra pratiquer une ponction
allant jusqu'à l'os, surtout dans la forme ostéo-périos-
tique. La ventouse sera appliquée matin et soir par
séances de cinq minutes pendant une heure, mais son application sera quelquefois assez douloureuse, surtout lorsque l’inflammation occupe les deux premières phalanges. C’est pour cette raison que nous préférons nous servir de la bande élastique appliquée au bras, à raison de deux heures par jour en deux séances. On peut aussi se servir d’une petite bande enroulée à la racine du doigt ; mais pour les raisons que nous avons déjà données, nous ne conseillons pas cette façon de faire.
Pour étudier l’application de la stase veineuse
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té Dans la rt aiguë le phlegmon doit. être traité 1 “par les séances de bande de longue durée. La bande restera en place vingt heures et plus, mais pour évi-
ter les accidents qui pourraient se produire du côté
de la peau, le malade devra être étroitement sur-
* veillé. Dans le court intervalle nu entre les séan-
ces le membre sera placé en position élevée, afin de
permettre une résorption plus rapide de l’æœdème. Si on constate la présence de pus on pourra ponc-
tionner et appliquer une ventouse ; cependant dans un cas de phlegmon diffus, avec état général grave, où la présence du pus n’était pas discutable, nous pûmes nous passer complètement d’incision et guérir notre malade en quinze jours (obs VIIT).
La bande possède le grand avantage, ainsi que nous le ferons ressortir plus tard, de calmer presque instantanément la douleur, ce qui nous permet dans les cas de phlegmons en particulier, de mobiliser les doigts d’une façon très précoce ; ce qui fait que lorsque l’inffammation à complètement disparu il, ne reste aucune raideur, ce qui ne se voit pas avec les autres traitements.
C’est dans les phlegmons passés à l’état chronique que ces résultats sont le plus appréciables. Nous employons la bande par séances d’une heure répétées deux ou trois fois par jour. Que la bande soit ou non en place, nous conseillons au malade de remuer ses doigts le plus possible. Ces mouvements d’abord
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pénibles ne tardent pas à se faire sans peine et les malades intelligents se faisant eux-mêmes un massage continuel arrivent après huit ou dix jours à une guérison complète sans aucune raideur.
Nous avons dit que l’incision pouvait ne pas être utile, néanmoins lorsque le pus sera bien collecté, on
‘aura plus d'avantages à ponctionner le foyer puru-, lent et à évacuer le pus qu’à attendre sa résorption.
Il sera inutile de drainer les orifices des ponctions,
on se contentera, au cas où le pus se serait reformé
de débrider la plaie pour appliquer une nouvelle
ventouse.
Dans les abcès du sein, la stase par aspiration a. donné d’excellents résultats. On peut même dire que c’est à l'heure actuelle le meilleur traitement qui ait été préconisé. [Il faudra avoir à son service une cloche en verre (Fig. 12) destinée à recouvrir tout le sein et dans laquelle l’aspiration sera faite au moyen d’une pompe. Les séances dureront cinq à six minutes et seront répétées cinq fois pendant une heure matin et soir.
Si il n'y a pas formation d'abcès proprement dit, on pourra après avoir extrait le lait avec une téterelie, appliquer la ventouse sans faire d’incision. L'écoulement du lait continuera dans la ventouse en
même temps que la glande entière prendra une teinte violacée puis livide à laquelle il faudra se tenir pour éviter des extravasations sanguines.
La douleur cesse rapidement dans le sein, la température baisse, la région devient plus souple, les
| — 5 nr “45h t 7 séances sont répétées Fe fois par jour et la He son survient vers le dixième j jour.
Si la mastite aiguë a atteint la période de suppuration, il ne faudra pas hésiter à ponctionner. C'est dans ce cas que l’on voit bien le côté conservaleur de la méthode, car avec l'aspiration, les cicatrices déformantes sont absolument supprimées. On prati- quera la ponction dans un point que l’on peut facilement dissimuler sous le sein et on appliquera la ventouse. Si le pus est trop abondant, on peut, mais ce n'est pas nécessaire laisser un petit drain à, demeure dans l'intervalle des séances. Il vaut mieux multiplier les séances en veillant chaque fois à débrider la plaie siles lèvres avaient tendance à s’accoler.
Dans un cas de mastite chronique où le traitement par les ventouses seules n’avait rien donné. M. Delagenière fut obligé de pratiquer sous le sein une incision concave et d'aller avec le doigt sous la glande ouvrir tous les abcès qu’il put trouver. On appliqua ensuite les ventouses trois fois par jour comme il est dit plus haut et la guérison, attendue depuis plus de trois mois, arriva en quinze jours.
OBSERVATION V (inédite, personnelle)
(Recueillie dans le service de M. le Dr Drouin.) fe Phlegmon diffus du membre supérieur. — Méthode de Bier.
Guérison rapide
pr Charles-Paul, seize ans ét demi, domestique à Saint- Léonard, entre à l'Hôpital du Mans, salle Nélaton, le 27 novembre 1906, Le malade raconte que le 25 au soir il s'était écorché, en travaillant dans une étable. IL présente en effet une écorchure récente sur la tête du troisième métacarpien droit. Il ne fit pas attention à cette petite plaie et continua à travailler. Le lendemain, la main était rouge, tuméfiée et douloureuse. A son arrivée à l'hôpital, le malade est très abattu, sa température est de 398, l’œdème et la rougeur remontent jusqu’au tiers supérieur de l’avant-bras. Des trainées de lymphangite se dirigent vers l’aisselle qui est le siège d’une adénite douloureuse. On sent une légère fluctuation sur le dos de la main qui est
très tendu.