DA TT
ques ; comme lui ils se terminent par une exsudation
abondante qui marque la fin de la crise ; comme lui encore, ils peuvent donner naissance à des expectorations grumeleuses et à des bouchons spiralés : comme lui, ils s'accompagnent enlin de tendances lipothymiques ou syncopales, d'abaissement de la tension artérielle, de larmoiement, d'un ralentissement du pouls, et d'exagération du reflexe oculo-cardiaque. »
Dans une autre observation rapportée par M. Daydé, la
compression oculaire provoqua pendant la crise un ralenlissement de 30 pulsalions, dans une troisième, le reflexe fut « positif ».
Ces faits conduisent donc aux mêmes constatations que tous les précédents : ils témoignent, comme eux, dans l'asthme, d'une h\persensibiHité du nerf vague.
Aussi bien n'est-ce pas le seul enseignement que lon puisse lirer de Fétude du R. 0. GC. dans les dyspnées. Du point de vue diagnostique en effet il est susceptible de rendre dans quelques cas des services, lorsqu'il s’agit par exemple de dépister le motif d'une dyspnée qui n'apparait pas clairement d'origine cardio-rénale ou pulmonaire. Voici, à ce titre, une observation dans laquelle le reflexe oculo-cardiaque négatif a permis de conclure à l'origine rénale de la dyspnée, et, de fait, le malade a été considé: rablement amélioré par la théobromine associée El ui régime alimentaire.
OBS, XXXIV (Lan et FERRAND) TENON: 22 La horloger (31 janv. 21), Pleurésie gauche en 1918. Malade toussant tous
les hivers depuis l'âge de quarante ans. A commencé à cinquante-cinq ans à souffrir, la nuit, d'étouffements le forçant à s'asseoir sur son lit. La marche rapide, l'ascension d'u: escalier l'essoufflent rapidement, A la même époque, il a eu, pendant cinq à six mois des vertiges survenant à sa sortie du magasin, l’obligeant à s'appuyer au mur pour ne pas tomber. Les étouffements, d'abord plus fréquents l'hiver, se produisent depuis novembre 1919 toutes les nuits, et il arrive au malade de rester jusqu'au matin assis sur son lit. Depuis trois ou quatre mois, sensation de doigf mort, et assez souvent mouches volantes devant les yeux. Le malade urine trois ou quatre fois pendant la nuit. Depuis le 15 déc. 1919 environ, il ressent en outre des palpitations. Cinq gouttes de digitaline pendant. dix jours améliorent celles-ci, mais sont sans influence sur les crises nocturnes d’étouffement.
Examen : Rien à l'auscultation: du cœur.
Poumons : Inspiration humée. Foie normal.
Pression aïrtérielle : Mx 20, Mn 19. Indice oscillométrique 10 -à.-12.
Examen des urines : Pas d'albumine. Pubpilles : réagissent
bien.