‹ L'Hypertrophie Du Thymus: Exposé Des Notions Acquises À Propos D'une ObservationChapitre 19 sur 24 · BEAU · texte numérisé non relu

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D’autres fois les manifestations sont des plus légéres, et l’hypertrophie du thymus restera latente et inapercue. Un accés de toux pourra étre le seul signe objectif 1 spasme très fugitif.

Pendant toute leur enfance ces « thymiques » vivront ainsi en imminence d'accidents graves. Mais ils atteindront souvent l’âge de l'involution sans qu’ aucun symptôme bruyant ne soit venu troubler la quiétude des parents, et confirmer une hypertrophie soupçonnée.

On a voulu décrire une forme spéciale du tirage de Vhypertrophie thymique; pour Barbier même ce tirage présenterait des caractères particuliers suffisants pour être individualisé sous le nom de tirage thymique. En vérité, on n'ira pas baser un diagnostic sur des symptômes différentiels aussi insignifiants et avec d'OElsnitz nous conclurons à l’aspect protéiforme du tirage thymique, et à l’impossibilité de lui assigner un type fixe. Il en est de même pour le cornage. Celui de l’adénopathie tracho-bronchique serait surtout expiratoire, celui de l’hypertrophie du thymus surtout inspiratoire. Allez done rechercher ces subtilités en présence d’un enfant qui asphyxie ! La réahté c’est qu’on se trouve en présence d’un spasme de la glotte, et que si on n’avait pour tout moyen de diagnostic étiologique qu’une symptomatologie basée sur la forme plus ou moins vague d’une respiration infantile, il vaudrait mieux renoncer à découvrir la raison du spasme.

D’autres symptômes viendront heureusement nous donner d’utiles indications.

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П. — Symptomatologie vasculaire

La symptomatologie vasculaire n’a pas été, à notre avis, suffisamment mise en valeur jusqu'à ce jour.

Cependant elle peut être d’un grand secours lorsque, comme chez notre enfant, elle se traduit par une circulation collatérale des plus nettes. Dès qu’on a eu déshabillé l'enfant, la vue a été attirée par un réseau veineux souscutané indiquant à n’en pas douter une compression veineuse médiastinale. C’est déjà là une indication précieuse, qui, si nous lui avions attribué toute sa valeur dès l'origine, nous aurait peut-être épargné une trachéotomie, et évité tous les ennuis consécutifs.

A cette gêne de la circulation en retour appartient ce que d’OElsnitz а proposé d'appeler « les petits signes » de l’hypertrophie du thymus, petits signes qui judicieusement critiqués permettraient de dépister les formes frustes de l’hypertrophie du thymus. Ce sont : une légère teinte cyanotique des téguments et surtout de la face. Cette cyanose s’accentue dans l'extension de la tête, le decubitus horizontal et lors des cris et des pleurs. Les fontanelles sont hypertendues et les sutures se soudent moins rapidement que normalement. Les veines superficielles du cou sont anormalement dilatées. Les enfants paraissent moins gais et moins vifs que ceux du même âge, et quelquefois on percevrait même une ébauche de cornage accentuée par l'extension de la tête.

Telle ést la symptomatologie vasculaire. I] nous a paru bon de la faire ressortir à cause de sa constance, et du silence habituel des auteurs à son sujet.

ПІ. — Examen du thorax

a) Percussion. — On a tenté de délimiter le thymus au moyen de la percussion. Mais il faudrait un thymus vraiment bien considérable pour étre apprécié par ce procédé, et d'OElsnitz avoue qu’en cette matière le facteur individuel joue le principal rôle.

b) PALPATION. — La palpation donne de beaucoup des résultats plus précis. Mery et Parturier avaient déja constaté une voussure sterno-costale donnant l'impression à la main de modeler une tumeur sous-jaçente. Mais c'est surtout en plongeant les doigts derrière le sternum que l’on pourra avoir une sensation très nette de tumeur, de quelque chose ressemblant à un ganglion. Sur ce point encore notre observation est bien instructive. Nous concluerons donc, que si la percussion peut sans inconvénient être négligée, la palpation de la fourchette rétro-sternale est de rigueur toutes les fois que l’on songera à la présence possible d'un gros thymus.

Souvent ainsi on sentira un thymus dont l'écran radioscopique viendra confirmer l’existence.

с) ВАРІО8СОРІЕ. — Palpation, percussion souvent n'auront rien donné et le diagnostic d’hypertrophie du thymus resterait malgré tout bien douteux si la radioscopie ne venait presque à coup sûr résoudre le problème.

Mais pour lire la radioscopie il est de toute nécessité de connaître l'ombre médiastinale normale.

Marfan la compare à « un flacon à long col dont la base élargie et safllante à gauche correspond à l'ombre du cœur, dont le col retréci à sa partie moyenne, limité par des bords concaves correspond aux ombres sternales et

vertébrales superposées non débordées latéralement par l'ombre des vaisseaux et du thymus normal. 5

Dans l’hypertrophie du thymus, la partie supérieure de l'ombre est fortement élargie, elle déborde l'ombre sternovertébrale des deux côtés, mais surtout à gauche où elle se confond sans aucune ligne de démarcation avec lombre cardiaque. П у a homogénéité entre ces deux ombres. Latéralement, les limites sont, par contre, très nettes et la clarté pulmonaire tranche brusquement sur l'obscurité thymique.

Le bord droit de l'ombre, de concave, normalement peut devenir rectiligne ou même convexe, supprimant le col normal du flacon, par suite де l’empietement de l'ombre sur la clarté pulmonaire. Le bord gauche est convexe en dehors; i] présente une encoche causée par l'ombre cardiaque.

Ainsi, 1701011016 de l’hypertrophie thymique devra déborder le sternum de chaque côté, mais surtout à gauche; elle présente des limites latérales trés nettes; elle est trés homogène et d’une intensité égale à celle du cœur. Ces trois caractères devront être soigneusement recherchés, car sur eux sont basés les différences radioscopiques de Vhypertrophie du thymus ou de toute autre cause produisant une ombre 111601881111816 anormale.

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