AVEC DISTENSION
Les malades arrivés à cette période de l’évolution hypertrophique sont excessivement délicats au point de vue du cathétérisme ; il faut les traiter avec la plus grande douceur, et encore on se trouve parfois en présence de complications qui sont survenues à la suite d’une évacuation vésicale des mieux faites. D'un autre côté, le médecin ne saurait, sans manquer gravement à tous ses devoirs, rester inactif et voir son malade | dépérir chaque jour, miné par l’empoisonnement urineux, et aboutir à la terminaison fatale. Si quelques vieillards ont été emportés par des complications nées après le cathétérisme, combien d'autres n’ont-ils pas vécu, grâce uniquement à l’absence dans leur vessie d’une urine nuisible ! La sécurité dont ils jouissent n’est que trompeuse : ils urinent-sans peine, c’est vrai; mais nous savons ce que signifie cet écoulement facile de l'urine ; il indique que la vessie est pleine au maximum et qu’elle garde toujours un liquide qui finira par emporter le malade. Quand donc faut-il intervenir et comment faut-il intervenir ? On a le devoir d'intervenir quand le malade, soumis à un traitement hygiénique et médical approprié, réagit convenablement et gagne de jour en jour des forces. C'est du côté des voies digestives que l’on doit trouver le critérium nécessaire. Nous avons vu, en étudiant la symptomatologie, combien sont fréquents les troubles digestifs, les dyspepsies, les vomissements ; quand tous ces troubles auront disparu par l'emploi méthodique de moyens approprié is, le moment sera venu d’agir. “26 Mais si le malade ne réagit pas, si au lieu de gagner du ter- |
rain, il en perd tous les jours, ce serait un crime que de comp- à - 0 | 3