‹ L'hypertrophie prostatiqueChapitre 25 sur 28 · TRAITEMENT DES COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES COMPLICATIONS

Le traitement des complications est presque aussi important que celui de la maladie même.

Nous avons, en étudiant ces diverses complications, montré implicitement qu'il était indispensable de les traiter. Contre la cystite, qui apparaît avec la plus grande facilité, les ressources sont nombreuses, pas toujours efficaces, il faut bien le reconnailre.

En première ligne se place la médication calmante : lavements, cataplasmes laudanisés, frictions, grands bains... ; puis viennent les balsamiques, qui ont parfois l'inconvénient de fatiguer les malades. Si, malgré tout, l'urine devient purulente, si le catarrhe vésical apparaît, il faudra recourir aux lavages antiseptiques, aux injections d’eau tiède chargée de goudron, ou bien aux injections de nitrate d'argent. Lallemand, de Montpellier, et Serres conseillaient dans ces cas des injections avec de faibles doses de nitrate, 0,10 centigrammes pour 250 grammes d’eau. Concurremment à ces moyens, on pourrait, comme on le pratique à l'hôpital Saint-Eloi, administrer chaque jour au malade 4 gramme de naphtol et 1 gramme de salicylate de soude en cachets.

Les néphrites seront avantageusement combattues par le traitement hygiénique, les frictions sèches ou aromatiques, les massages, les purgatifs légers, la sudation obtenue par des boissons chaudes et stimulantes, le jaborandi et la pilocarpine.

Les reins n'étant plus à la hauteur de leur tâche, il faut mettre tout en œuvre pour suppléer à l’activité qui leur fait défaut et dans ce but révulser les régions rénales et entretenir les fone-

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PAT: es tions de l'intestin. Le lait rend aussi d’utiles services dans ces Fe conditions ; mais il ne faut pas un régime lacté exclusif : l’ali- ; mentation sera essentiellement tonique et réparatrice.

Le traitement des hématuries sera entièrement subordonné . à sa cause et à à l'origine de l'écoulement sanguin; si le sang vient du canal, on laissera une sonde à demeure ; s il vientde x & la vessie, on fera des injections astringentes : si l'hémorragie vient de la prostate, elle sera traitée, comme toutes les hémorragies internes, par le repos au lit, quelques ventouses scari- # fices à à la région lombaire, de légers purgatifs et la diète ; cela | suffira la plupart du temps. Les saignées générales, les applications froides sur l'hypogastre, les lavements d’eau glacée seraient employés dans le cas d’ hémorragie abondante.

Les calculs phosphatiques, avec sécrétion abondante d'un à mueus ammoniacal et très fétide, seront traités par quelques Le Re

injections intra-vésicales acides. ne | Fr

Ney.

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