TRAITEMENT RADICAL | * LA
Pour ne pas être incomplet, nous parlerons en terminant ee FF
des opérations chirurgicales pratiquées dans le but de guérir Es radicalement l’ hypertrophie. Nous ne voulons pas décrire, dans # un travail de ce genre, les ingénieux instruments imaginés par à Leroy d’Etiolles, Mercier, Physick, Thompson, Maisonneuve, et | 1700
les manœuvres proposées par tous ces médecins distingués ; nous ne ferons que les rappeler. =
Compression. — La compression est un moyen proposé - depuis fort longtemps par un grand nombre de chirurgiens qui ont inventé chacun un instrument particulier. Nous ferons remarquer que la compression complète, qui d’ailleurs n’a “jamais amené de guérison, est très douloureuse, difficilement
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D CEE supportée et quelquefois impraticable ; tous les compresseurs et redresseurs de la prostate proposés par Rigal, Pravaz, la sonde de Mercier elle-même, refoulent, ainsi que l’observe Civiale, les parties sur lesquelles ils agissent et exercent des tiraillements qui ne peuvent manquer d’aggraver les accidents.
L’incision et l’excision ont été employées pour remédier aux tumeurs de la prostate. Velpeau pense que ces opérations ne sont pas sans danger et que de plus on arrive rarement au but. qu'on se propose. Guthrie, Vidal (de Cassis) sont d’un avis contraire. Ce dernier auteur adopte ces moyens pour arriver à pratiquer une boutonnière de la portion membraneuse de l'urèthre ; il faut éviter de dépasser les limites de la prostate, et encore a-t-on à redouter l’hémorragie ou l’inflammation.
La ligature, l’écrasement, la cautérisation, le broiement ne nous arrêteront pas. Nous terminerons ce paragraphe par le résumé d’un rapport que nous relevons dans la Semaine médicale du 20 juin 1888 (Académie des sciences), rapport sur un travail de M. Rohmer, relatif à la cystotomie sus-pubienne pratiquée dans l’hypertrophie dela prostate.
Dans le fait qui sert de base à ce travail, il s’agit d’un homme âgé, atteint de dysurie prostatique et chez lequel il avait été fait une fausse route ; le cathétérisme était devenu impossible et l'urine devait être évacuée par la ponction aspiratrice. M. Rohmer pratique alors la taille sus-pubienne et le cathétérisme rétrograde, dans le but de placer une sonde à demeure ; il laisse en même temps un drain sortant de la vessie par l’abdomen. Très rapidement, la sonde à demeure ne put être supportée; on dut se contenter de l’orifice abdominal pour l'écoulement de l’urine ; et, pour créer à ce niveau une fistule permanente, M. Rohmer insinue entre les lèvres de la plaie une canule métallique appropriée à cet effet.
Ceite opération de la taille sus-pubienne, pratiquée dans le but de remédier aux accidents prostatiques, n’est pas répandue,
PRO ET Fes Ti ce At depuis Sédillot qui l’a préconisée en 1868, Bæœckel est le ss + seul qui l'ait exécutée ; d'après Rohmer, ce mode d’interven- tion serait préférable : à la ponction au grostrocart, recomman- dée par Thompson. Je serais assez disposé, dit M. Berger, à me ranger à cet avis, car la ponction de la vessie, dans ces |circonstances, doit exposer beaucoup plus à linfiltration d'urine que la taille sus-pubienne. Il y à donc là, pour la taille sus-pubienne, une indication justifiable et nouvelle, car jusqu'ici onne l’a employée que dans les cas de rétrécissement infran- chissable de l'urêthre, après ou même sans que la ponction vésicale ait été tentée. Quant à prétendre, ainsi que l’insinue M. Rohmer, traiter ainsil’hypertrophie dela prostate en agissant chirurgicalement par incision ou excision sur la prostate, c’est un moyen sur lequel il ne faudrait peut-être pas compter. Kn tous cas, il y aurait une modification à apporter au procédé de la fistulisation de la plaie vésicale : au lieu d'introduire dans‘la vessie une canule métallique, il suffirait, d’ “après la pratique de Guyon, de suturer la muqueuse vésicale à la peau.
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