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davantage pour faire éclater dans les vingt-quatre heures une bronchite grave avec menace de pneumonie. Deux ou trois Jours après, il survenait aussi de la cystite. La bronchite a complètement guéri; mais la eystite a persisté, bien que le malade vide complètement sa vessie.
L'apparition soudaine et brusque de l’inflammation de la muqueuse vésicale tient à la congestion de cette muqueuse ; nous avons vu ailleurs combien grande est la congestion de tout l’appareil urinaire chez les prostatiques ; cette congestion devient plus intense à la moindre occasion et la cystite s’établit avec la plus grande facilité. Elle commence par être aiguë : bientôt elle passe à l’état chronique, surtout lorsque l'urine séjourne dans le réservoir vésical par suite de l’atonie des parois. |
Etudions done la forme aiguë et la forme chronique de la cystite.
La cystite aiguë détermine des douleurs violentes accompagnées de troubles de la miction ; sourde et profonde d’abord, la douleur affecte rapidement un caractère d’acuité remarquable ; elle a pour siège principal la région hypogastrique, et de là s’irradie dans les flancs, la région lombaire, envahissant
ipiné a verge jusqu’à la racine du gland. Les envies le périnée et la verge jus g
d'uriner deviennent fréquentes ; l'émission du liquide est accompagnée d’une sensation de brülure le long du canal.
. Valette donne le tableau suivant de l’anxiété extrême dans laquelle est plongé le patient : « À chaque instant, le besoin de se soulager force le malade à se lever; mais c’est en tremblant de tous ses membres et en poussant des eris de douleur qu’il parvient à expulser quelques gouttes d'urine ; cette scène peut se répéter 30, 40 et même 100 fois dans les vingt-quatre heures, et cependant, malgré ces besoins pressants et ces efforts réitérés, la quantité &e liquide expulsé n'est pas considérable ; aussi la vessie se laisse distendre de plus en plus et
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forme un globe dur très douloureux, que l’on sent au-dessus
du pubis. »
Le facies du patient accuse la douleur, le pouls est dur, fréquent, développé, la fièvre intense, souvent accompagnée de délire ; la peau chaude, sèche au début, se couvre bientôt de sueurs profuses à odeur âcre et urineuse. Ces phénomènes s’amendent peu à peu; mais l'urine ne reprend jamais ses caractères normaux, elle dépose plus où moins : la cystite chronique a succédé à la eystite aiguë. Ici les souffrances sont bien moins fortes que précédemment; elles ont rarement l’acuité que nous avons notée dans la cystite aiguë. Certains malades accusent à peine quelques douleurs sourdes dans le bas-ventre, au périnée, dans les aines, à la région lombaire.
Ce qu'il y a de plus intéressant à étudier dans la cystite chronique est l’état des urines. Au lieu de la réaction acide qu’elle présente à l’état normal, l'urine devient alcaline ; en même temps sa densité augmente. Dans ce liquide ainsi altéré, on trouve toujours une exagération des principes normaux de l'urine, mucus, cellules épithéliales, sels ordinaires, et fréquemment des produits anormaux, pus, sang, sels divérs. Ces urines sont louches et quand on les recueille’ dans un bocal en verre, on ne tarde pas à voir les substances én suspersion se précipiter dans le fond du vase. Mercier a divisé, suivant la nature du dépôt, les urines en muqueuses, puriformes, purulentes et glaireuses. |
Les calculs vésicaux sont une complication fréquente de l'hypertrophie prostatique. Il est difficile, même de l’aveu des auteurs les plus compétents, de se prononcer sur la relation qui existe entre ces deux affections ; toutefois nous pensons que la prédisposition des sujets, leur genre de vie et surtout la stagnation prolongée d’une urine que sécrètent des reins le plus souvent malades, sont de nature à favoriser le dépôt des
PDA ur sels phosphatiques. La configuration des calculs, les coliques néphrétiques révèlent parfois leur origine rénale.
Quoi qu'il en soit, l'existence de ces calculs est souvent difficile à constater ; en effet, qu’une tumeur volumineuse ou pédiculée d’un des lobes de la prostate se développe dans la vessie, il arrive souvent que, dans les efforts du malade, le calcul vient de lui-même se placer dans le sillon qu’elle forme ; la sonde, en repoussant la tumeur, a parfois de la peine à le reconnaître. Signalons encore ce fait particulier qu’on a trouvé à l’autopsie dans la vessie des calculs assez volumineux dont l'existence n'avait pas été soupçonnée durant la vie parce que les effets en avaient été cachés par le gonflement d’un ou de plusieurs lobes de la prostate. C’est ainsi qu’on lit, dans le Traité des maladies vénériennes de Hunter, deux observations d'hypertrophie de la prostate compliquée de ealculs de la vessie. Dans la première, un caleul placé derrière la tumeur demeura inaperçu; dans la deuxième, le gonflement de la prostate fit cesser pendant un temps les symptômes de l’affection calculeuse, puis amena une dysurie à laquélle le malade succomba.
Ces complications peuvent s’amender ; avec des soins convenables on diminue la quantité de pus contenue dans l'urine ; on empêche le malade de perdre ses forces ; mais la guérison n’est jamais obtenue, car non seulement la vessie est atteinte, mais les uretères, les calices, les bassinets, les reins en un mot, sont également frappés. si bien que le malade arrive peu à peu à la cachexie : l’économie tout entière est affectée, il y a de l’abattement, de la faiblesse, de l'indifférence pour les choses extérieures ; le pouls faiblit, il survient de l’œdème et du refroidissement des membres inférieurs, des nausées et vomissements continuels ; enfin le coma apparait et la mort termine la scène. Ces lésions rénales ont du reste été signalées depuis longtemps par Everard Home et Brodie.
35 En S ne 5 SL hémeturie est une 2 piton qui doit nous arrêter. À la RER suite d'un cathétérisme même bien fait, la prostate conges- tionnée laisse échapper une quantité de sang plus où moins grande ; l'état hypertrophique est à lui seul capable de produire cette hématurie, qui n'est jamais abondante. Cet accident n’a donc en lui-même rien d’alarmant ; : c’est très heureux pour le malade que l'écoulement de sang ne soit pas considérable, car, s’il en était autrement, les caillots distendraient la vessie et augmenteraient la rétention si elle existait déjà. Nous citerons en dernier lieu un accident souvent fatal aux personnes atteintes d’hypertrophie : l’inflammation avec abcès TRE la prostate, conséquence de la drone de l'organe à = se congestionner, accident moins rare qu’on serait tenté de le | supposer d'abord. Son apparition se fait comme celle de toutes les inflammations : phénomènes fébriles, frissons, chaleur intense au périnée. Le toucher rectal permet de reconnaitre la fluctuation ; parfois le pus sort tout à coup par l'intestin ou le canal de l’urèthre, si la pression du doigt a ouvert l’abcès ; d’autres fois, c’est au cours d’un cathétérisme que le bec de la sonde donne issue au liquide purulent.