V. Applications pratiques
Action psycho-mécanique associée à la suggestion. — Création de centres d'arrêt psychiques.
Un des chapitres les plus intéressants de la pédagogie suggestive est assurément celui qui concerne les artifices par lesquels on arrive à renforcer l’action de la suggestion hypnotique. Ges artifices consistent le plus souvent en interventions psycho-mécaniques destinées à déterminer la création de centres d’arrêt psychiques.
Il est hahituellement nécessaire d’y recourir pour arriver à la guérison de certaines habitudes automatiques (onanisme, onychophagie(‘)etc.) et des impulsions irrésistibles (kleptomanie, voracité, etc.).
1 " — ONANISME. — ONYCHOPHAGIE
Voici dans toute sa simplicité le procédé mécanique dont nous vérifions chaque jour l’efficacité chez les enfants atteints d’onanisme, de chorée, de tics ou d’onychophagie.
Le malade étant hypnotisé dans un fauteuil, les deux avant-bras' reposant sur les appuis du siège, je saisis la main et le poignet du sujet et je les maintiens solidement. Je m’adresse alors au malade et lui dis : « Essayez donc de porter votre main à votre bouche et de vous ronger les ongles. — Vous voyez que vous ne le pouvez pas. — La pression que j’exerce sur votre main est un obstacle que vous ne pouvez vaincre. —Eh bien, lorsque les circonstances dans lesquelles l'habitude se renouvelle surviendront, vous éprouverez dans la main la même sensation de
(1) Le mot onychophagie est un néologisme créé par nous pour désigner l’habitude de se ronger les ongles.
pression que vous ressentez en ce moment. Votre bras vous paraîtra lourd à soulever.
Cette fois, la résistance sera constituée non par ma main, mais par votre propre cerveau dans lequel je crée uti cran d’arrêt. La force' à dépenser pour vaincft ce cran d’arrêt vous donnera le temps de vous ressaisir, d’avoir conscience du mouvement que vous alliez exécuter et de faire intervenir votre propre volonté. » Je répète cet exercice à plusieurs reprises, pour l’une et l’autre main, et la séance est terminée.
Habituellement les sujets éprouvent la sensation suggérée. Ainsi lorsqu’il s’agit d’onychophagie, par exemple, chaque fois que la main se soulève automatiquement pour se diriger vers la bouche, ils éprouvent nettement dans l’avant-bras une sensation qui contrarie le mouvement. Cette sensation d’arrêt est telle, que beaucoup accusent dans le bras un réel engourdissement, qui se reproduit à l’occasion de chaque mouvement d’élévation. Ces sensations sont d’ailleurs passagères. Lorsque l’action psycho-mécanique est exercée sur un seul bras, l’autre membre continue à céder à l’habitude automatique, et ce fait constitue une expérience de contrôle du plus grand intérêt.
Dans certains Cas il convient de maintenir les bras levés en l’air dans un état de paralysie psychique.
Quelques observations montreront quelles sont les indications formelles de la suggestion hypnotique dans le traitement des habitudes automatiques.
Il est rare qu’une habitude vicieuse se manifeste isolément chez un enfant. Le plus souvent plusieurs de ces habitudes sont associées et la constatation de l’une d’elles
doit faire songer à l’existence des autres.
Ces habitudes qui disparaissent facilement chez des sujets normaux, se montrent d’une extrême ténacité chez les dégénérés. Chez ces malades, il faut recourir à l’emploi de la suggestion faite dans l’état d’hypnotisme confirmé. Ce procédé donne seul des résultats favorables.
Obs. I — Hahitudes automatiques associées chez mie
petite fille. — Onanisme. — Onychophügie. — Kleptomanie.
Mlle S. L..., âgée de douze ans et demi, n’a cessé de se livrer à l’onanisme depuis l'agé de quatre ans. Elle se touche continuellement la nuit ; oh a essayé, en vain, tous les moyens de traitement, même la cautérisation du clitoris, pratiquée par M. de Saint-Ger-
Au moment où je l’examine, elle se touche en plein jour, devant les étrangers, avec iihpudeur. Les manœuvres de l’onanisme semblent lui procurer des sensations très voluptueuses. La nuit, quand elle s’est touchée pendant quelque temps, elle pousse des cris et réveille les personnes qui couchent dans la même chambre.
Depuis quelque temps, son caractère s’est modifié, elle est devenue irritable, menteuse. Elle commet fréquemment des vols. Quand on interroge l’enfant sur son habitude, elle répond qu’elle s’y livre malgré elle, parce qu’elle ne peut faire autrement.
L’examen de 'ses doigts nous révèle qu’elle se ronge les ongles avec rage. Les antécédents héréditaires sont mauvais. Le père était buveur aii moment où il l’a engendrée. La mère est atteinte d’hystérie confirmée. Plusieurs personnes de la famille sont des alcooliques ou des névropathes.
ti’enfàht se soumet avec docilité à l’hypnotisation. Elle est plongée dans un sommeil profond. Elle a été endormie trois fois à huit jours d’intervalle. Au bout d’un mois les ongles étaient repoussés d’une façon appréciable et malgré une surveillance attentive on ne pouvait plus constater chez elle, ni lejour, ni la nuit, la moindre tendance à l’onanisme. La guérison s’est maintenue.
Obs. II. — Habitude automatique datant de dix ans.
— Guérison rapide par là suggestion hypnotique.
L’observation suivante est une des premières que nous ayons publiées ; elle présente un grand intérêt par la précision avec laquelle se sont manifestés les résultats de la méthode suggestive.
L’enfant Émile P..., âgé de onze ans, avait contracté en nourrice, vers l’âge d’un an, l’habitude de tenir constamment dans sa bouche deux doigts de sa main gauche, l’index et le médius, jusqu’au milieu de la deuxième phalange. Depuis lors, le soir, dès qu’il était dans son lit, il commençait à sucer ses doigts et ne pouvait s’endormir sans les tenir dans sa bouche. Il lui arrivait fréquemment aussi de le faire dans la journée. Seule, une occupation nécessitant l’emploi des deux mains interrompait cette succion. Tout fut mis en œuvre pour le guérir de cette habitude vicieuse, mais en vain. Les remontrances, les conseils, les violences, les moyens coercitifs furent successivement employés. Dès que le moyen de coercition cessait, dès que la main gauche était libre, l’enfant reprenait son habitude vicieuse.
Les parents purent justement attribuer aü fait d’introduire dans sa bouche ses doigts; souvent malpropres, un' grand nombre de troubles digestifs et d’einbarras gastriques.
Lorsqu’on me l’amena, sous Teffët des succions prolongées dont ils étaient constâmment l’ôbjèt, l’index et le médius de la main gauche présentaient une déformation spéciale. Les ongles étaient usés jusqu’à la racine. Au niveau de l’ârtiCUlatidh de la première phalange avec la deuxiêHle, le frottement dës dents avdit déterminé la formation de productions cornées, rondes, de quatre millimètres d’épaisseur. Les extrémités des deux doigts sucés étaient ratatinées.
L’enfant, comprenant tdüt ce que son habitude avait de répugnant, manifestait le plus vif désir d’eh être guéri, mais il se rendait compte dé l’imptiissanee dé sa volonté pour obtenir la guérison.
Dès là première séance d’hÿpndtisation, bieii qtie le sommeil obtenu fût très superficiel, j’en profitai néanmoins pour faire la suggestion dé s’endormir dès le soir inême, et lés jours suivants, sans mettre Ses dOigts dans sa bouche. Dès le léndémain, j’étais aterii par les parerits ijU’à leur grand étoüiieinent l’énfant avait
obéi d’une façon précise à la suggestion et qu’il s’était endormi la veille comme je lui avais ordonné II avait bien eu une légère tentation de mettre comme à l’ordinaire ses doigts dans sa bouche, mais il avait eu la force de résister à cette tentation. Il en fut de même la nuit suivante. Seulement, dans la matinée du surlendemain, il sentit renaître plus vivement l’idée de sa mauvaise habitude, sans cependant la mettre à exécution. Il en fit part à sa grand’mére dans les termes suivants : * C’est singulier, j’ai à chaque instant envie de mettre mes doigts dans ma bouche, mais je sens que je ne peux pas. »
Après trois séances dans lesquelles il fut plongé dans un sommeil de plus en plus profond, il pouvait s’endormir le soir sans penser à sucer ses doigts. Depuis lors il n’a jamais cédé à son habitude vicieuse. La guérison s’est bien maintenue.
L’enfant était cependant très dégénéré. Il avait des antécédents héréditaires très graves. Son père était alcoolique, sa mère avait des crises convulsives d’hystérie, son grand-père maternel était buveur.
Obs. III. — OnycJiophagie invétérée. — Onanisme. —
Troubles du caractère. — Guérison rapide par la
suggestion hypnotique.
Un des derniers sujets que nous avons eu à traiter nous a été adressé par notre distingué confrère, le D' Delineau. Voici le résumé de son observation, qui est des plus caractéristiques :
Léon L,.., âgé de 16 ans, n’a pas d’antécédents héréditaires très chargés. Son père est bien portant ; sa mère est très impressionnable et émotive. Il u’a qu’une sœur; elle est bien portante. Ses antécédents personnels sont beaucoup moins favorables ; bien qu’il eût été assez précoce pour sa dentition et sa marche, il fut très en retard pour le langage ; à 5 ans il ne disait pas encore « monsieur ». Ce retard peut être imputé à une fièvre typhoïde survenue à l’âge de 3 ans et demi. C’est à partir de cet âge, après la maladie, qu’il a commencé à sa ronger les ongles. La convalescence fut longue et son enfance s’en est ressentie. Il eut longtemps le sommeil troublé par des cauchemars et il se réveillait en sursaut, poussant des cris. Actuellement, il est encore agité pendant son sommeil, bien qu’il soit très difficile à réveiller. Le malade nous a
avoué qu’il s'adonnait assez souvent à l’onanisme. Son caractère est inégal; il est sombre, peu affectueux, très porté à la colère. Son intelligence est paresseuse, il est mou, manque d’activité et son travail laisse toujours à désirer. Il est vrai que sa croissance a été très rapide pnisqu’à l’âge de 16 ans il mesure 1 m. 68. Plusieurs médecins ont été consultés à son sujet; l’un d'eux a dit que l’habitude de se ronger les ongles était incurable et qu’elle était la cause de ses troubles de caractère et de sa mollesse. M. le D' Delineau pensa qu’il y avait intérêt à tenter la guérison. Sur son conseil, on a recours à divers traitements, en particulier à l'usage de doigts en caoutchouc. Dès qu’ils étaient retirés, le sujet retombait dans son habitude. La famille ne négligea ni les punitions, ni les châtiments ; tout fut inutile.
Sur le conseil de mon confrère, le malade m'est amené le 1" février 1893. A ce moment, Léon L. . parait affaibli, il est voûté, ses digestions sont pénibles, Tous les ongles sont réduits à la plus simple expression ; à certains doigts de la main gauche, il n’en reste pour ainsi dire plus. Ils n’ont pas plus d'un millimètre de long. La déformation de ses doigts est très accusée et il est devenu d’une maladresse telle qu’il ne peut boutonner ses vêtements sans le secours des deux mains. On ne le volt jamais se ronger les ongles; il le fait sans en-avoir conscience. Dès la première séance il est plongé dans un sommeil profond. Je lui mets les deux bras en contracture et je lui fais les suggestions appropriées.
Le 8 février, l’ongle du médius de la main droite et celui du pouce gauche étaient manifestement repoussés.
Le 8 mars, tous les ongles sont repoussés et ils ont environ un centimètre de longueur (').
Les séances suivantes ont été consacrées à modirior son état mental, qui s’est promptement amélioré II est actuellement guéri de l’onychophagie et de l’onanism:;, et sa conduite donne une entière satisfaction à sa fa-
(1) Un fait à noter, c’est que chez les onychophages invétérés, les ongles ne repoussent qu'avec une extrême lenteur. Pour qu’ils atteignent une longueur d’un demi-centimètre, il faut environ six semaines.
ÜBS. IV. — Onychovhagie par imitation. — Six enfants dans la même famille présentant des manifestations de dégénérescence.
Les six enfants M... sont inégalement partagés au point de vue de la dégénérescence. L’aîné, un garçon âgé de 14 ans, est atteint d’onanisme, d’incontinence nocturne d’urine, d’onychophagie : le plus jeune, garçon de 4 ans, présente exactement les mêmes troubles. Quatre petites filles, âgées respectivement de 12, 10, 8 et 6 ans, sont plus favorisées que leurs deux frères. Elles se rongent seulement les ongles. Les six enfants me sont amenés à !a fois à la clinique de la rue Saint-André-des-Arts. Les quatre petites filles sont, dès la première séance, plongées, sans la moindre résistance, dans un sommeil profond. Elles sont plus intelligentes et plus dociles que leurs frères, qui donnent des signes de frayeur. On finit cependant par les décider. Le père de ces six enfants, marchand de vins, est un buveur professionnel ; il se ronge les ongles. La mère est bien portante ; c’est une femme très intelligente, qui seconde bien le traitement.L’onychopbagie a été rapidement guérie chez les six enfants. L’incontinence nocturne d’urine et l’onanisme de l’aîné et du plus jeune ont demandé un peu plus de persévérance. La guérison a été obtenue finalement et elle s’est maintenue.
Obs. V. — Onychophagie. — Incontinence nocturne
d'urine. — Onanisme. — Troubles du caract'ere. — — Guérison par la suggestion hypnotique.
LiseE,..., âgée de 15 ans, est orpheline. Elle n’a pas connu ses parents, morts de tuberculose pulmonaire pendant son enfance. Elle a eu trois soeurs mortes en bas âge. La dégénérescence est plus accentuée au point de vue mental qu’au point de vue physique. Elle est grande et d’apparence assez forte. Elle a été placée en apprentissage par un de ses oncles, et voici les mauvais renseignements qui nous sont fournis par sa patronne: Lise K... non seulement se ronge les ongles, mais elle urine au lit trois ou quatre fois par mois. Il lui arrive, en riant, d’uriner dans son pantalon. On l’a surprise en train de se livrer à l’onanisme. Son sommeil est très profond, on a beaucoup de peine à la réveiller le matin ; elle rêve fréquemment
et parle en dormant. On nous la représente comme affligée des défauts les plus graves. Elle est menteuse, paresseuse, malpropre, désobéissante et surtout gourmande. Elle ne se soumet d’abord au traitement qu’avec quelque résistance. Au bout de quelques séances, elle se décide enfin à se laisser traiter. Il est facile de constater que l’onychophagie et l’incontinence nocturne d’urine ont disparu complètement’sous l’influence de la suggestion. Les résultats au point de vue des troubles du caractère sont moins faciles à apprécier. On constate cependant'qu’elle fait preuve de meilleure volonté et qu’elle cherche à se rendre utile, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant.
Obs. VI. — Onychophagie. — Incontinence nocturne
d'urine.— Guérison rapide par la suggestion hypnotique,
Cécile K..., âgée de 13 ans, s’est toujours rongé les ongles. C’est une enfant grande et forte, dont l’aspect n’indique pas la dégénérescence. Il faut cependant la considérer comme une héréditaire : son père est alcoolique, buveur ; sa mère a été somnambule dans son enfance ; elle se levait la nuit én chemise et ses sœurs lui faisaient cirer leurs chasssures ; elle a uriné au lit jusqu’à 12 ans. L’enfant a été tardive pour marcher et pour parler ; elle dort la bouche ouverte, a le sommeil agité, rêve beaucoup, rit aux éclats et parle en dormant. Elle a uriné au lit toutes les nuits jusqu’à l’âge de 10 ans ; actuellement elle n’urine que tous les 15 jours environ. A l’école, elle travaille assez bien,,quoiqueunpeumolle. Elle ronge ses porte-plumes jusqu’au bout. On ne l’a jamais surprise se livrant à l’onanisme.
Quelques séances de suggestion ont suffi pour faire disparaître définitivement l’incontinence nocturne d’urine et guérir l’onychophagie.
Obs. vu. — Onychophagie par imitation. — Guérison
rapide.
Enfant L..., âgée de 9 ans, s’est toujours sucé les doigts et rongé tous les ongles. Elle tient cette habitude de son père qui, âgé de 40 ans, se ronge les ongles encore maintenant. L’enfant se trouve dans d’assez bonnes conditions physiques. Son caractère
ne présente pas de défectuosités. Son intelligence est très vive, elle est bonne musicienne. Elie dort bien la nuit. Ses parents ne croient pas qu’elle se livre à l’onanisme, Dans cette observation, en l’absence de manifestations héréditaires chez le sujet, nous croyons devoir reporter le développement de l’habitude à l’in- Üuence de l’imitation.et à l’exemple donné par le père. L’enfant a fait preuve de beaucoup de bonne volonté pour se soumettre au traitement. A partir de la première séance, elle a cessé de se ronger les ongles.
Obs. VIII. — Hystèro-èpilepsie. — Onychophagie. — Guérison par la suggestion hypnotique.
Mlle Marie F..., figée de 16 ans, nous est adressée par notre confrère le D' Arnaud. Depuis l’âge de 12 ans elle a des crises d’hystéro-èpilepsie qui reviennent presque tous les jours, généralement.de 7 à 8 heures du soir. L’aura débute par une sensation pénible au creux épigastrique, le regard devient fixe le corps se raidit, elle tombe à la renverse et perd complètement connaissance. La durée de la crise varie de quelques minutes à un quart d’heure. Son père est marchand de vins, c’est-à-dire buveur professionnellement ; sa mère est nerveuse. La malade a été eu retard dans son développement; à 9 mois, la scissure inter-pariétale n’était pas encore soudée. Elle a le sommeil troublé par des rêves, des cauchemars. Elle se réveille en sursaut, disant qu’elle voit des animaux; son caractère est inégal, elle est emportée. Il y a sept ou huit ans qu’elle se ronge les ongles. Sept ou huit séances de suggestion ont amené la disparition complète des crises d hystérie et de l’onychophagie. .
Ce qu’il y a de plus intéressant dans les observations qui précèdent, de même que dans toutes celles que nousavonsrecueillies, c’est de constater qu’une simple action ipsycMque suffit pour amener une guérison qui a résisté à tous les moyens de contrainte physique. Le fait que la plupart des onychophages se rongent les ongles sans s en rendre compte prouve assez que cette habitude est constituée par un acte inconscient, automatiquement accompli. Il en est de même de ceux qui se livrent à l’onanisme.
Le cerveau de ces enfants, en s’adaptant à l’exécution automatique de cet acte, semble avoir perdu peu à peu le pouvoir d’inhibition, la puissance modératrice, la volonté d’arrêt qui sont une des propriétés les plus remarquables du système nerveux. C’est ce qui explique la difficulté de la guérison et la persistance fréquente de l’habitude dans l’âge mûr.
On comprend donc qu’il soit nécessaire dans le traitement de recourir à l’intervention d’excitations mécaniques.
Pour cela, il est nécessaire de plonger le sujet dans le sommeil hypnotique et d’offrir à l’automatisme impulsif l’obstacle d'un automatisme contraire. Bientôt, sous l’influence des suggestions destinées à élargir le champ de la conscience du sujet, à développer son activité volontaire, à exercer sa résistance, l’automatisme impulsif dont il subissait inconsciemment la tyrannie est vaincu.