V : Centre visuel : écorce de la région calcarinienne
T : Centre tactile (sensibilité générale) : écorce de la région pcrirolandique.
K : Centre kinétique (mouvements généraux): écorce de la région périrolandique.
M : Centre de la parole : écorce du pied de la 3'' frontale gauche.
E : Centre de l'écriture : écorce du pied de la 2* frontale gauche.
aX, vV , iT : voies centripètes de l'audition, de la vision, do la sensibilité générale...
Ee, Mm, K/c : voies centrifuges de l'écriture, de la parole, des mouvements...
EA, EV, ET, ME, MK, MV, MA, MT, KV, KA, LT. : voies intrapolygonales.
ETUDE A>[Ar-YTIQUE DES SUGGESTIOINS OOb
/(. Voilà ce qui est essentiel et caractéristique dans la suggestion posthypnotique : c'est la désagrégation suspolygonale partielle qui porte sur les voies centrifuges OM, OK, OE et pas sur les voies centripètes AO, VO, ÏO.
Mais, à côté de cet élément constant, il y a aussi un élément variable suivant les cas, qu'il est important de connaître et d'analyser.
Nous savons qu'il y a aussi des communications centripètes MO, KO, EO qui mettent 0 au courant des actes du polygone. Dans la suggestion posthypnotique l'état de ces communications est variable et crée les variétés du phénomène que nous étudions.
Dans certains cas, ces communications persistent.
0 a conscience des actes de son polygone. Sans comprendre le motif de ses actes, il les constate, les croit spontanés et se les rappelle par la suite.
Si, aw contraire, ces communications sont interrompues, 0 se désintéresse complètement des actes de son polygone. Il les ignore et par conséquent ne se les rappelle pas par la suite.
Le sujet A. de Richet s'en va, ne sachant pas pourquoi elle a remis le livre à la bibliothèque, mais elle se rappelle l'y avoir mis. Notre sujet F, au contraire, a oublié même qu'elle a vu son mari et ne sait pas pourquoi elle a son bonnet déchiré.
Donc, et ceci me paraît assez important, il ne faut pas confondre ces deux éléments constitutifs de l'état que nous étudions : l'élément fixe, constant, est que le sujet, au réveil, ne se rappelle pas l'ordre donné dans l'hypnose ; l'élément, variable suivant les
3o6 HYPNOTISME ET SUGGESTION
cas, est que le sujet se rappelle ou non, par la suite, l'exécution posthypnotique de la suggestion.
5. A cette distinction se rattache la question de la résistance plus ou moins grande que les sujets peuvent exercer vis-à-vis de la suggestion posthypnotique.
Ici encore une distinction est nécessaire.
Il y a une résistance polygonale à la suggestion. Elle s'exerce dans Thypnose même, au moment où on donne l'ordre. Nous avons vu F ne pas vouloir qu'on lui dise qu'elle verra son mari au réveil. Cette résistance est commune à toutes les suggestions intra et posthypnotiques ; nous ne l'étudions pas ici et la retrouverons au chapitre de la médecine légale.
Mais, dans la suggestion posthypnotique, il y a une seconde résistance, qui peut s'exercer ; c'est celle de 0, puisque 0 est éveillé.
Cette résistance de 0 variera suivant les cas, d'après la distinction établie plus haut.
Quand la désagrégation EO, MO, KO est complète et que 0 n'assiste pas à l'exécution de la suggestion posthypnotique, sa résistance ne peut être que nulle. Si au contraire cette désagrégation particulière n'existe pas, 0, assistant à l'exécution de cette suggestion, peut s'y opposer, il peut résister, trouvant absurde cet acte dont il ignore et ne comprend pas les motifs.
Le fait a été noté par tous les auteurs.
En voici des exemples empruntés à Bernheim * :