‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 11 sur 218 · Voir Leç. de clin, médic, t. HT, p. 229 et suiv · texte numérisé non relu

Voir Leç. de clin, médic, t. HT, p. 229 et suiv

2. Tic du colporteur; spasme polygonal postprofessionnel. Leçons rec. et publ. par le D'' Vedel, in Nouvelle Iconogr. de

Grasset (2*^ éd.). 2

Ainsi, c'est sur ces principes qu'est basée la classification des aphasies que j'ai proposée^ en: aphasies polygonales (lésion siégeant dans les centres polygonaux: du langage), aphasies suspolygonales (lésion siégeant entre le polygone et 0), aphasies transpolygonales (lésion siégeant dans les fibres qui unissent entre eu.v les divers centres polygonaux) et aphasies souspolygonales (lésion siégeant au-dessous du polygone) ; chacun de ces types d'aphasie ayant des symptômes cliniques spéciaux, correspondant au siège de sa lésion.

De même, pour les paralysies d'origine corticale (par lésion organique) : il y a des paralysies par lésion suspolygonale, polygonale et souspolygonale. L'intégrité, le trouble ou la disparition des mouvements automatiques et associés serviront à caractériser et à distinguer entre eux ces divers types...

De tout cela me paraît nettement ressortir celle conclusion qu'il faut admettre deux étages (physiologiques) de centres corticau>c du psychisme: les uns (0) j)résidant à l'intellectualité supérieure, à la volonté libre et responsable, à la conscience entière";

la Salpétrière, 1897, t, X, p. 217 et Leçons déclin, viédic, t. III, p. 38G.

1. Des diverses variétés cliniques d'aphasie. Leçons rec. et publiées par le D'" Vedei. dans le Nouveau Montpellier médic, 1896 et Leç. de clin, médic, t. III, p. 77.

2. C'est le centre apcrceptionnel (^Appercetion.scentrum') de WuNDT (^Hypnol. et suggestion. Trad. Keller. Biblioth. de philos, contcmp., 1898, p. 89 et lo/i). Forel admet aussi une force cérébrale « plus centrale que les autres » correspondant « à la conscience «. (\\ undt, ibidem, p. /|o).

T,K FSYCinSMR INFERIEUR "i"]

les autres (polygone) présidant aux actes automatiques supérieurs ou psychiques intérieurs* ; — ces deux ordres de centres superposant et intriquant leurs activités dans l'état physiologique ordinaire, mais la dissociation de ces activités pouvant se produire et en permettre l'étude analytique soit dans certaines circonstances de la vie physiologique (distraction, sommeil), soit dans des étals déjà légèrement anormaux (médiumnité, baguette divinatoire, cumber-, landisme, tables tournantes) soit dans des états pathologiques constitués (névrosiques ou organiques) \

7. Depuis l'exposé de ces idées (1896) il a paru un grand nombre de travaux sur les mêmes questions, les uns confirmant, les autres combattant notre manière de voir. Comme cette doctrine du psychisme inférieur subconscient (que j'ai exposée et schématisée dans mon polygone, sans l'avoir en rien inventée) sera la base de tout mon exposé ultérieur de l'hypno-

1. Ce sont les centres de la Conscience subliminale de Myers (Voir Makgei, Mangin. Le mécanisme de la suggestion. Bévue de i'hypnot., mars 1902, t. XVI, p. 259).

2, Dès i855,Gkos-Jean, cité par Pierke Janet, écrivait à son évoque qu'un mouvement peut être involontaire et inconscient, tout en restant cependant intelligent, grâce à la « disjonction des liens hiérarchiques qui unissent la Aolonté, l'intelligence et l'organisme... tables parlantes, écriture involontaire, parole involontaire, rappings et knockings, médiums, somnambulisme, telles sont les différentes formes que revct le phénomène de scission intellectuelle, qu'on pourrait peut-être convenablement désigner sous le nom de sybilisme d'après son mode de manifestation le plus élevé... ».

tisme et de la suggestion, il me paraît indispensable de résumer ici ou au moins d'indiquer certains de ces travaux, d'enregistrer ceux (provenant surtout des médecins) qui confirment ma manière de voir, de discuter et d'essayer de combattre ceux (provenant plutôt des philosophes) qui ont articulé des objections.

Avant de commencer, je dirai bien nettement, une fois de plus, que chacun des centres figuré par un point sur le schéma ne représente, en réalité, ni un point mathématique ni même un neurone isolé.

Ainsi le centre visuel V est toute la région calcarinienne, le centre sensitif général T la région périrolandique, le centre de la parole M le tiers postérieur de la troisième circonvolution frontale gauche (au moins)...

De même, notre centre 0 n'est pas plus que les autres un point mathématique ni un neurone isolé. Il est certainement formé par une réunion, un complexus de neurones plus ou moins espacés ou concentrés sur des régions encore inconnues, dont l'existence physiologique seule semble démontrée.

Ce centre 0 paraît répondre à la zone d'association antérieure de Flechsig (prérolandique), où il localise la conscience et la< personnalité ; le polygone serait formé par les deux autres zones d'association de Flechsig, la moyenne (centre du langage) et la postérieure (centres sensoriels) et par les centres de projection qui comprennent quatre sphères sensitivomotrices (tactile, visuelle, auditive et olfactive)'.

I. Voir Anat. clinique des centres nerveux. Actual. médie, 2^ édit., 1902, p. 8.

Je sais que les idées de Fleghsig ont été très ardemment discutées, notamment au Congrès de Paris de 1900, comme en témoignent les Rapports de Fleghsig lui-même d'une part et d'autre part les Rapports de VON MoNAKOW et d'HiTzsiG, présentés à la Section de Neurologie de ce Congrès. Il n'en reste pas moins, dans l'œuvre de Fleghsig, un effort d'étude anatomique précise, dans le sens que nous étudions, effort qu'on doit signaler, vu la valeur de l'homme qui l'a entrepris et le continue.

Plus récemment, Bianghi', discutant les idées de Fleghsig, « donne la plus grande importance aux lobes frontaux qui recevraient les produits élaborés dans les centres de perception et transmettraient la synthèse directrice des actes à la zone motrice » et Frangesgo Burzio' a publié une observation de gliome des deux lobes frontaux, dont Deleni' dit qu'elle (( donne une nouvelle confirmation à la théorie qui localise dans les lobes frontaux les processus psychiques les plus élevés )) .

HiTziG admet « que le lobe frontal est probablement le siège de la pensée abstraite », Tembroni et Voligi (1897), « tout en reconnaissant que le cerveau tout entier joue un rôle dans le mécanisme de la pensée >>, essaient de rendre au lobe frontal un rôle prépondérant, surtout dans les actes intellectuels compliqués ; il serait le siège de ces associations d'idées qui consti-

1. Bianghi. Ann. d. névroL, 1900, p. 169-191; Reme neiiroL, 1900, p. 1079.

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