‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 127 sur 218 · I. WuNDT. Loco cit., p. 1/17, i · texte numérisé non relu

I. WuNDT. Loco cit., p. 1/17, i

l'hypnotis^ie au point de vue thérapeutique 357

on réclamera dorénavant l'iiypnotiseur. Il suggérera à l'enfant d'être, à l'avenir, bon et obéissant, jusqu'à ce que la qualité souhaitée se soit suffisamment fixée dans son caractère. En cas de rechutes, on reprendra la cure suggestive. Bien mieux, il n'est pas impossible qu'avec une patience suifisante on ne perfectionne par suggestion les facultés intellectuelles. Dans tous les cas, on fait entrevoir que dans cette voie les méthodes d'instruction seront remarquablement facilitées et simplifiées. La première connaissance qu'on exigera, dans les siècles à venir, du candidat au professorat, sera celle de l'hypnotisation... »

Et, plus loin, insistant sur d'autres applications de l'hypnotisme, il dit : « Il est inutile de nous attarder davantage à ces fantômes d'une science devenue folie. ))

DupRAT ^ qui trouve, avec quelque raison d'ailleurs, que la raillerie de Wundt est un peu lourde, attaque, plus philosophiquement, le principe même de la thérapeutique suggestive.

(( Comment la suggestion pourrait-elle être un remède alors que le développement de la suggestibililé est la conséquence de l'état morbide P Pour être suggestible, c'est-à-dire crédule à l'excès, prêt à admettre même l'absurde si l'absurde est impérieusement affirmé, il faut être d'abord incapable de systématiser ses pensées, d'apercevoir les incohérences, les contradictions ; il faut ne pas pouvoir se gouverner soi-même, n'avoir plus ni volonté, ni moi indépendant, ni devenir normal. Les plus instables sont les

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