ScHRENCK NoTZliNG. LoCO cit., p
452 IIM'NOTISME ET SUGGESTION
Au même groupe appartiennent le fait très connu de la Roncière^ (i83/l), le fait de la lingère de Paris rapporté par Tahdieu et puis par Gilles de la Tol- RETTE, un autre de Crocq... « En im an, on vit au Palais, à Paris, quatre cas de telle simulation ^ )>
Comment doit se comporter le médecin expert dans ces cas graves oii il s'agit de protéger les innocents sans rechercher des coupables? car de coupable il n'y en a pas ; la fausse accusation étant portée par une malade.
Il faut d'abord s'assurer de la matérialité du fait allégué : y a-t-il ou y a-t-il eu grossesse ? la victime a-t-elle été déflorée ? Un procès de cette espèce peut tomber devant une simple constatation de ce genre.
Puis il faut établir que le sujet accusateur est malade, s'il est hystérique ou s'il a quelque autre névrose, quels en sont les symptômes, s'il a facilement et fréquemment des hallucinations...; puis étudier les circonstances du cas particulier, si elles rendent le fait possible, vraisemblable, si au contraire il n'y a pas quelque circonstance vraie ayant pu motiver, provoquer l'hallucination, lui donner cette forme particulière...
J3. — L'hypnotisé criminel et accusé.
Dans ce paragraphe nous avons à étudier : i^ si le crime suggéré est possible et existe ; 2° quelle est la
1. Voir une protestation sur cette affaire, restée obscure, in Bévue de l'hypnot., t. V, 1891, p. 286.