‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 197 sur 218 · Sarcey. Revue de Vhypnoi., t. XI, 1897, p · texte numérisé non relu

Sarcey. Revue de Vhypnoi., t. XI, 1897, p

2. Le sujet de Boirac éprouvait, comme l'hypnotiseur luimême, « une très grande lassitude, une sensation d'épuisement et de vacuité, qui se localisait dans l'occiput ».

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ébranler la raison ?. . . 11 est déjà contestable qu'on aille droit de vivisecter un chien. Je ne l'admets qu'avec vépugnance, parce que la nécessité m'y oblige. Mais est-il permis d'opérer siu- une créature humaine?... »

En répondant, Boirag rappelle que la question est posée depuis Aubin Gauthier et La. Fontaine, plus récemment par- Darin et Delbœuf et il ajoute sagement : (( interdire absolument cette sorte d'expériences, c'est murer à jamais la porte sur tout un ordre de vérités qui, j'en ai la conviction profonde, sont parmi les plus importantes et les plus utiles à connaître pour l'humanité. D'autre part, on ne saurait évidemment les autoriser sans discussion. C'est donc surtout, à mon sens, une question de circonstances et de mesure. »

A l'Académie de médecine de Belgique, Masoin admet « volontiers qu'un homme de science, qu'un naturaliste, qu'un philosophe institue des expériences prudentes et convenables » ; et la loi belge de 1892 « reconnaît le droit à l'expérimentation dès lors que le sujet est majeur et sain d'esprit ^ ».

Et Ch. Julliot conclut son remarquable Rapport en sollicitant « au nom de la science et de la liberté, la plus grande latitude en faveur de l'expérimentateur, savant ou psychologue, ou même du simple particulier qui se sert de l'hypnose dans un but de bienfaisance, d'utilité pratique, de moralisation ou même de simple curiosité... ». Ceci est bien au point de vue légal, c'est peut-être un peu large au point de vue de la conscience.

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