‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 26 sur 218 · DupRAT. Loco cit., p. igli · texte numérisé non relu

DupRAT. Loco cit., p. igli

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Je ne suis pas de cet avis. Dans la suggestion on ne ft croit » pas à la parole d'autrui, on ne l'accepte pas, on lui obéit. Si on la croyait, ce serait avec 0, tandis qu'on obéit avec le polygone.

Je me rapproche beaucoup plus de Duprat quand il dit : (( c'est même ne pouvoir concevoir aucun j doute à l'égard d'une affirmation ; c'est, si l'on veut, manquer totalement d'esprit critique. )) Oui, c'est dans 0 que réside l'esprit critique et dans l'état de suggestibilité 0 est réduit à l'impuissance ; c'est () de l'hypnotiseur qui agit seul sur le polygone de l'hypnotisé.

D'ailleurs Duprat déclare (p. 267) « que les fonctions mentales du sujet normal ne sont pas, comme celles du sujet malade, aflVanchies du contrôle de la volonté raisonnable ou de l'inhibition que doivent exercer les tendances supérieures sur les tendances inférieures en vue de la systématisation totale deénergies du moi )) .

C'est très juste. A l'état normal, 0 et le polygone collaborent et leurs activités sont inextricablement unies. Dans les états anormaux (l'état de suggestibilité notamment), il y a au contraire désagrégation entre 0 et le polygone.

Et le même auteur conclut (p. 271) : « Pour être suggestible, c'est-à-dire crédule à l'excès, prêt à admettre même l'absurde, si l'absurde est impérieuse ment affirmé, il faut être d'abord incapable de sys- J tématiser ses pensées, d'apercevoir les incohérences,^ les contradictions ; il faut ne pas pouvoir se gouverner soi-même, n'avoir plus ni volonté, ni moi indépendant, ni devenir normal. »

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