‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 37 sur 218 · I. Vires. Loc cit., p. i · texte numérisé non relu

I. Vires. Loc cit., p. i

ÉTIOLOGTE DE l'ÉTAT DE SUGGESTIBILITE Io5

au contraire et acquiert tout son développement avec Bratd, mais en laissant toujours le rôle important au sujet hypnotisé, sans faire intervenir aucun fluide ni aucune influence personnelle de Phypnotiseur.

« Prenez, dit Braid^ un objet brillant quelconque (jVmploie habituellement mon porte-lancette) entre le pouce, l'index et le médius de la main gauche ; tenez-le à distance de 25 à l[b centimètres des yeux dans une position telle, au-dessus du front, que le plus grand effort soit nécessaire du côté des yeux et des paupières, pour que le sujet regarde fixement l'objet. Il faut faire entendre au patient qu'il doit tenir constamment les yeux fixés sur l'objet et l'esprit uniquement attaché à ce seul objet. On observe que, à cause de l'action synergique des yeux, les pupilles

I. Braid a publié en Angleterre, en i843, un ouvrage intitulé : Neurypnologie ou traité du sommeil nerveux considéré dans ses relations avec le magnétisme animal et accompagné de nombreux cas de succès dans ses applications à l'amélioration et à la guérison des malades (Londres et Edimbour). — En i883, le D' Jules Simon en a publié vine traduction française sous ce titre : Neurypnologie ; traité du sommeil nerveux ou hypnotisme. — Ce livre renferme, o\itre l'ouvrage ci-dessus mentionné, un Appendice contenant le résumé des travaux ultérieurs de Braid (envoyés à l'Académie des sciences de Paris) jusqu'en 1860, année où Braid mourut subitement d'une attaque d'apoplexie, à C5 ans, au moment où il préparait une seconde édition de son œuvre. — La traduction française est précédée d'une préface de Brown-Séquard.

Voir également les articles Hypnotisme de Mathias Duval dans le Nouveau Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie pratiques (187/») et de Paui, Richer et Gilles de la Tourette dans le Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales (1889).

se contracteront d'abord ; peu après, elles commenceront à se dilater, et, après s'être considérablement dilatées et avoir pris un mouvement de fluctuation, si les doigts indicateur et médian de la main droite, étendus et un peu séparés, sont portés de l'objet vers les yeux, il est très probable que les paupières se fermeront involontairement avec un mouvement vibratoire. S'il n'en est pas ainsi ou si le patient fait mouvoir les globes oculaires, demandez-lui de recommencer, lui faisant entendre qu'il doit laisser les paupières tomber quand, de nouveau, vous porterez les doigts vers les yeux, mais que les globes oculaires doivent être maintenus dans la même position et l'esprit attaché à la seule idée de l'objet au-dessus des yeux. Il arrivera, en général, que les yeux se fermeront avec un mouvement vibratoire, c'est-à-dire d'une façon spasmodique. »

Et plus loin : « L'expérience réussissant chez les aveugles, je crois que ce n'est pas tant par le nerf optique que se fait l'impression que par les nerfs sensitifs, moteurs et sympathiques et par l'esprit. Je suis convaincu que les phénomènes sont uniquement provoqués par une impression faite sur les centres nerveux par la condition physique et psychique du patient, à l'exclusion de toute autre force provenant directement ou indirectement d'autrui. »

Voilà, par Faria et par Braid, définitivement supprimé, dans les procédés d'hypnotisation, Félément fluidique, l'élément appartenant à l'hypnotiseur.

En même temps, si Braid développe puissamment le rôle de la fixation du regard, les mots que j'ai soulignés dans les passages ci-dessus montrent combien

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