I. RicHET. Loco cit., p
Grasset. (2<^ éd.) i4
2^2 HYPi^0^1SME ET SUGGESTION
une expression suppliante, il se mettra à genoux et semblera, par toute son attitude, implorer humblement la pitié ».
« Les attitudes ^ expressives qu'on peut donner au sujet sont infinies ; on peut leur faire exprimer l'extase, la prière, la tristesse, la douleur, le dédain, la colère, la peur. Si on approche de la bouche les mains étendues, cornme dans l'acte d'envoyer un baiser, la bouche sourit... Le moindre changement dans l'attitude des membres amène une modification correspondante dans la face. Ouvre- t-on les mains en les approchant des lèvres, c'est le sourire ; les ferme-t-on, c'est la colère. Il y a plus ; cette réaction de la physionomie se produit, quelle que soit la rapidité avec laquelle on change l'attitude des membres. Prenons la main ouverte du sujet et imprimons-lui un mouvement rapide qui tantôt la rapproche de la bouche, tantôt l'éloigné ; à chaque rapprochement, on voit sur les lèvres un sourire saccadé, qui s'efface avec l'éloignement de la main... »
Voilà donc le fait de l'attitude généralisée sous l'influence de la position donnée à des segments de membre.
Cette position suggestive, cette contraction périphérique initiale .peut être déterminée autrement que par des mouvements communiqués.
Charcot et RicHER développent sur la face l'expression d'une émotion quelconque au moyen de la faradl-