Ibid
Jusque-là aussi tout va bien pour la cause de l'hypnotisme. Mais écoutez la suite. Après avoir défini la suggestion, comme il la comprend, M. Ribet poursuit : (( La conclusion la plus impérieuse et la plus pressante est qu'il faut tenir la suggestion subie et exercée, passive et active, pour illicite et immorale ^ »
Il paraît bien que, pour le savant écrivain, l'immoralité de l'hypnotisme est plus évidente que son caractère extranaturel. Et telle est aussi la manière de voir de plusieurs autres auteurs, en particulier, du R. P. Touroude ^ et de M. l'abbé Claverie ^ si j'ai saisi exactement la pensée fondamentale de leurs livres.
D'après cela, nous serions arrivés à l'endroit le plus dangereux pour l'hypnotisme, et il s'agit maintenant de défendre le point par où il serait le plus vulnérable. Voyons si nous allons y réussir, et si nous avons affaire, ici, à des préventions ou à des raisons.
a La question de la moralité ou de l'immoralité de l'hypnotisme se résout substantiellement en démontrant qu'il n'est pas permis de renoncer à sa propre liberté morale comme il arrive dans les pratiques hypnotiques.