‹ L'hypnotisme francChapitre 145 sur 240 · Sum. Theohg., I-II, q. 71, a. G · texte numérisé non relu

Sum. Theohg., I-II, q. 71, a. G

262 LHYPNOÏISME FRANC.

parler que d'une règle, disons que l'agir humain a pour règle la raison humaine « informée par la loi divine qui se communique à l'homme, soit par le don de la raison naturelle, soit par un enseignement extérieur surajouté, soit par une grâce infuse ' ». L'on voit d'après cela, qu'un acte sera bon d'une bonté morale spécifique, s'il a un objet conforme à la raison, qu'il sera spécifiquement mauvais au contraire si son objet est en désaccord avec la raison, et qu'enfin au cas où la raison n'aurait rien statué sur l'objet d'un acte, cet acte devra être dit sans moralité définie ou indiff'érent -.

Et alors revient notre question :

Vouloir h^-pnotiser ou être hypnotisé, est-ce, au point de vue de la morale et spécifiquement, un acte bon, un acte mauvais, ou un acte indifférent ?

Il est constant que la raison n'a rien commandé touchant riiypnotisme. Xi la raison de Dieu ni celle de l'homme n'ordonnent d'hypnotiser ou de se faire hypnotiser. L'hypnotisme n'étant prescrit par aucune loi, le vouloir n'est pas poser un acte qui présente une conformité avec une loi existante, condition essentielle de la bonté morale. Vouloir hypnotiser ou être hypnotisé, ee n'est donc pas, au point de vue de la moralité, un acte qui soit et puisse être dit spécifiquement bon. Il sera donc ou mauvais ou indifférent.

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