‹ L'hypnotisme francChapitre 146 sur 240 · Sum. T/tcolof/., I-II, q. 18. a · texte numérisé non relu

Sum. T/tcolof/., I-II, q. 18. a

Vouloir hypnotiser quelqu'un ou être hypnotisé soimême, est-ce un acte spécifiquement mauvais ? La raison, nous le voyions tout à l'heure, ne le prescrit point, mais peut-être qu'elle le proscrit.

Une défense formelle et explicite de l'hypnotisme, soit de la part de la raison, soit de la part de la loi divine, il faut le reconnaître, n'existe point. Cela ne doit pas suffire toutefois à nous rassurer. Car l'hypnotisme, s'il n'est pas réprouvé explicitement par la raison, peut l'être implicitement, ce Le bien, nous dit saint Thomas, n'existe, dans les actes comme dans les êtres, que si toutes les causes ou les éléments requis sont réunis : pour qu'il y ait mal, au contraire, un seul défaut suffit, mahim ijrovenît etiam ex si/iguUs defedihus ^ » Or l'hypnose est complexe : et il peut se faire que, par l'un ou l'autre des états, des conditions, des rapports qu'elle comporte, elle tombe sous l'interdiction de quelque loi. La tâche qui dès lors s'impose à nous est celle d'analyser l'hypnose et de la résoudre en ses éléments essentiels, afin de voir si quelqu'un d'eux n'est pas en opposition avec la règle morale. C'est ce que nous allons faire.

Réduit à sa formule la plus simple, l'hypnotisme représente, de la part du sujet, un état psycho-physiologique où celui-ci est apte à objectiver plus ou moins

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