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De Malo, q. IV, a. 1, ad l

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parfaitement les images qu'on lui suggère, et au cas où ces images comportent une émotion ou une action, à ressentir cette émotion, à exécuter cette action plus ou moins parfaitement : de la part de l'opérateur, il suppose la parole articulée, et un langage verbal qui exprime et transmette les images.

Le fait d'adresser la parole à un homme n'est, en soi, ni louable ni blâmable; la raison, ni ne l'approuve en soi, ni ne le condamne. Son jugement dépendra des choses qui seront dites et des circonstances dans lesquelles elles seront dites.

Mais que penser de l'état de siiggestibilité ? Voici une personne à qui Ton dit : ce Tous êtes au milieu d'un parteri'e ; vous avez devant vous des roses très belles et d'un parfum délicieux, faites-en un bouquet : et la personne croit voir et sentir des roses, et, souriante de satisfaction, avance la main pour les cueillir. » Quelle idée se faire d'une telle conduite et d'un tel état ? — S'imaginer voir une rose, en respirer le parfum, la cueillir, mais il n'est point de dormeur à qui cela n'arrive, ou ne puisse aiTiver. Tous n'avons-nous pas des rêves semblables? L'hypnotisé est un rêveur. La différence qui existe entre lui et le dormeur ordinaire qui rêve est simplement que, chez celui-ci, « le rêve est spontané et provient d'une auto-suggestion, tandis que le rêve, chez l'hypnotisé a pour cause une suggestion venue du dehors, est par conséquent un rêve artificiellement produit ' D. Être en état de suggestibilité, c'est être en

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