Zeitschrift fur Ili/pnot'tsmu'i, t. I, p
état de rêver, rien de plus. Cet état suppose que Timagination et l'émotivité sont en éveil, mais nullement qu'elles soient surexcitées jusqu'au désordre.
Que dit la raison d'un tel état ? — Rien autre chose que ce qu'elle dit du rêve et de l'état du rêveur. En soi, tout cela n'a pas une moralité positive définie.
Saint Thomas se demandant si les passions, ou émotions de l'âme, comme la crainte, l'espérance, l'amour, la haine, la colère, sont bonnes ou mauvaises, moralement, répond toujours '.en elles-mêmes, les passions ne sont ni bonnes ni mauvaises ; mais elles le deviennent par la manière dont la raison en dispose et les ordonne « Non laudamur oui vlhqieramv.r secundum jiassiones abso- LUTE consideratas ; sed... possunt fieri laudaliles vel vituiieraliles secundum quod a ra.tioae ordinantur ^ » C'est juste ce qu'il faut dire de l'hypnose et de l'hypnotisme.
L'hypnotisme développerait-il, dans une certaine mesure, l'activité des puissances, le jeu de l'imagination, l'intensité des émotions, qu'il ne faudrait rien changer à ce jugement, a En toute passion, dit encore saint Thomas, le cœur perd son mouvement naturel, soit par accélération, soit par retard : il bat plus ou moins vite... C'est même là ce qui caractérise la passion : mais il ne suit pas de là que la passion soit toujours contre la raison -. » Les facultés de l'âme ont un champ assez vaste où elles peuvent se mouvoir et développer leur action sans blesser en rien la nature. L'état naturel,