‹ L'hypnotisme francChapitre 167 sur 240 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

repoussant, et de lui répéter tout ce qui pouvait lui en inspirer en effet Thorreur et créer en elle la répulsion.

En fait de dignité et de sécurité, elle n'a rien perdu. On ne perd point de sa dignité quand on dort parce qu'on l'a voulu, et, comme elle, avec un motif sérieux. On n'en perd pas davantage, quand, au lieu d'abandonner son imagination à la capricieuse et humiliante fécondité de son délire, l'on prend avec réflexion et en toute liberté, des mesures pour la soumettre à une règle et à une direction. En fait de sécurité, qu'avait-elle à craindre? Aujourd'hui que l'on sait, par des expériences sans nombre, que l'hypnotisme, employé par des hommes habiles et opérant dans l'unique but d'être utiles à leur sujet, n'offre pas le moindre danger, et que, d'autre part, MM. Liébeault et Liégeois sont, dans ce domaine, deux célébrités. Leur sphère d'action avait du reste été nettement circonscrite par un engagement, un quasicontrat, non pas seulement tacite, mais explicite : ccYous m'enlèverez cette vilaine idée de suicide, et me direz ce qu'il faut pour cela, rien de plus » : et une personne accompagnant la malade était là pour garantir l'exécution fidèle de ce mandat restreint ; car ces messieurs de Nancy se font une loi de ne jamais hypnotiser sans témoins'. Aucune perte donc à enregistrer du côté de la sécurité, pas plus que de la dignité.

Tout se réduit donc à la perte du plein usage de la raison et de la liberté pendant cinq heures environ par semaine, durant deux mois. Il faut avouer qu'un tel

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