‹ L'hypnotisme francChapitre 172 sur 240 · Sum. Theol,, I, q. 57, a · texte numérisé non relu

Sum. Theol,, I, q. 57, a

Enfin, la dépendance où nous voyons les sens particuliers à l'égard du seasorium commune, nous induit à regarder les premiers comme les prolongements diversifiés du second : et, d'après cette vue, le sensorium serait comme le réservoir — saint Thomas dit le principe et la racine commune ' — de notre sensibilité externe.

Tel est, en substance, l'enseignement thomiste sur le sens intérieur central. La science moderne est loin d'y contredire. Aujourd'hui les physiologistes, déterminés par des raisons qui ne sont point indiscutables, n'admettent pas, il est vrai, que la perception ait lieu dans le sens extérieur. Pour eux l'œil, l'oreille, etc., ne sont que des appareils périphériques récepteurs -, et la perception ne se produit que dans les éléments nerveux du cerveau. Mais en même temps qu'ils soutiennent, au moins pour la plupart, cette théorie, ils admettent tous (( le grand principe des énergies sjiécifiques des organes des sens formulé par Jean MûUer » ^, c'est-à-dire reconnaissent qu'une même espèce de sensation, visuelle, auditive, etc., ne peut se produire que dans un seul et même organe cérébral. Dès lors le raisonnement de saint Thomas garde toujours sa valeur : li'organe de la vue — intra-cérébral ou non — ou mieux nul organe sensoriel ne peut percevoir ni sa propre opération — l'œil ne peut voir sa vision ^ — ni les quaUtés des objets perçues par les organes spéciaux. Donc, puisque

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