Sum. coût. Gent., lib. II, c. GG
nous connaissons les actes de chacun dé nos sens et unissons dans une représentation intégrale les qualités différentes perçues dans les objets par chacun d'eux, il existe en nous un sens intérieur central ou commun. Cette existence du sensorium commune dont ils ne se font pas une idée très nette, parce qu'il leur a manqué l'analyse si pénétrante et si précise de saint Thomas, nos physiologistes l'affirment cependant ; et ils nous parlent, à l'occasion, de cette ce conscience » intérieure, de ce ce témoin » de notre activité et de nos états intimes, c'est-à-dire )) le sens intérieur par lequel l'individu observe ses opérations '. C'est lui qu'ils désignent, sans pourtant s'en rendre bien compte et en ne considérant que l'une de ses fonctions, sous le nom de « sens musculaire — ou conscience musculaire'^ — , auquel nous devons la notion des mouvements exécutés » ^, et qui <£ nous permet de juger de la force et de l'étendue de nos mouvements )^^.
Le sensorium commune est le premier des sens internes, l'imagination est le second. Saint Thomas la définit : « Celle de nos puissances qui perçoit les images des choses corporelles, même en l'absence de ces dernières, ajyjrrehensiva simiJituâinum corporaJinm, etiam relus alsentihus quarum sunt simiIi(U(Ii/i€s-\ -.