‹ L'hypnotisme francChapitre 176 sur 240 · Ibirl · texte numérisé non relu

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PSYCHOLOGIE DE S. TH. D'AQUIX ET HYPXOSE. 323

jour. Expliquant le mécanisme de la mémoire d'après Aristote, il dit : « L'objet matériel ébranle le sens, et ce mouvement est imprimé dans l'imagination comme une certaine image sensible, qui demeure quand l'objet disparaît, à peu près comme le dessin du sceau reste dans la cire, quand l'anneau n'y est plus, ce motus qui fit a sensibili in sensum imprimit in pliaatasiâ quasi quandamfigU' ram sensililem » '. Après de telles paroles, les moiaY^//ie/?/5 vibratoires persistants de Hartley et \e% phosphorescences cérébrales de Lujs et de Moleschott ne semblent pas condamnés a priori. Un psychologue thomiste les admettrait sans peine comme base anatomique et physiologique de la mémoire. Il aurait soin seulement de ne pas laisser dans l'ombre, comme le font ces savants, l'élément psychologique du phénomène -. Mais ne dissertons pas davantage, et disons tout court que la mémoire des faits passés est le troisième de nos sens internes de perception.

Le quatrième est Vestirrudive, ou faculté d'appréciation. Nous l'observons déjà chez les animaux, dans ces jugements rudimentaires qui déterminent et dirigent leur activité. C'est grâce à l'estimative que la brebis, qui voit le loup venir, fuit; que l'oiseau choisit la brindille qu'il lui faut pour construire son nid, que le chien voit dans le regard et l'attitude de son maître s'il doit s'approcher ou s'éloigner. A plus forte raison existe-t-elle dans l'homme, et plus parfaite encore, puis-

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