‹ L'hypnotisme francChapitre 178 sur 240 · SH7n. Theolofj., I. II, q. 54, a · texte numérisé non relu

SH7n. Theolofj., I. II, q. 54, a

328 l-hypxotis:me fkaxc.

Mais j'ai hâte d'ajouter que saint Thomas reconnaît deux autres facultés de tendance qui nous sont révélées par deux vouloirs nettement caractérisés et différenciés.

Ne nous disait-il pas, en effet, il n'y a qu'un instant, appuyé sur une observation de toute évidence, qu'il y a deux manières de poursuivre une fin : en la connaissant, et sans la connaître. Comme donc il y a une faculté de tendance qui n'est qu'un instinct aveugle et déterminé par la nature, ainsi il doit en exister une, ou plusieurs autres, qui correspondent à la puissance de connaître et soient modelées sur elle. Mais, nous l'avons vu, dans l'homme, il y a une double connaissance : la connaissance sensible émanant de facultés à la fois psychiques et organiques, la connaissance intellectuelle, qui procède de l'esprit seul. Il en doit être de même dans l'ordre du vouloir ; et il y faut compter deux facultés, l'une qui est le principe de nos vouloirs sensibles, l'autre, de nos vouloirs intellectuels. Celle-ci, comme l'expose saint Thomas, aime et poursuit la bonté, l'utilité, la jouissance en elles-mêmes, dans leur raison essentielle, et les choses en tant seulement que cette raison de bonté qui les fait désirables s'y montre rayonnante et les enveloppe : celle-là aime directement les choses bonnes, utiles, agréables; son objet est, non pas la bonté idéale, mais la bonté concrète, incorporée : « non appétit ipsam honitatem veJ îdiUtafem auf delectatiotiem, sed hoc utile, vel hoc delfctahih ^ )> Nous possédons cette dernière de commun

1, Qq. Disjnit. De Verltate, q. XXV, a. 1,

avec les animaux, mais la première est le glorieux apanage de notre nature d'homme.

Ainsi tout se tient et se répond à merveille dans la doctrine de saint Thomas : ainsi, dans la question de la volonté comme dans celle de la connaissance, marche-t-il toujours, d'accord avec la raison et les faits, également éloigné des deux erreurs extrêmes : le matérialisme qui explique toute notre activité vitale par la matière, le spiritualisme exagéré qui la rapporte tout entière à l'esprit seul.

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