‹ L'hypnotisme francChapitre 18 sur 240 · Ouvrage cité,. II. p · texte numérisé non relu

Ouvrage cité,. II. p

sivement sur des hystériques notoires ' ; ce serait le plus grand des prodiges si vous endormiez des gens qui ne le sont pas. Mais, faites comme nous ; recueillez indistinctement quiconque se présente pour se faire endormir, et vous serez bientôt forcés de convenir qu'on peut être hypnotisable sans être hystérique. — Et aussitôt arrive l'inévitable statistique de M. Liébeault : M. Liébeault ne choisit pas ses sujets, il prend qui se présente, hystérique notoire ou non. Eh bien! en 1887, sur quatre cent quatrevingt-quatre personnes qu'il a hypnotisées, vingt et une seulement ont été réfractaires au sommeil. En 1888, il en a hypnotisé quatre cent vingt-neuf : de réfractaires il n'y en a eu que seize-. Soutiendrez-vous que l'hystérie se rencontre dans les individus en une telle proportion ? Il est évident que l'argument impressionne M. Pitres : «... Sur cent sujets figurant dans les statistiques de M. Liébault, dit-il, il y en aurait quinze ou dix-huit qui présenteraient les symptômes du somnambulisme complet. L'hystérie avérée n'a pas ce degré de fréqiœnce 3. >; Mais au lieu de se rendre, l'habile professeur se rabat sur « les hystériques à manifestations latentes, les prédisposés, les simples névropathes qui doivent fournir un très fort contingent à la clientèle des hypnotiseurs ' ». M. Babinski, le disciple fidèle de M. Charcot, lui aussi est

1 a Je tiens donc bien à intîiquerqne nos recherches ont porté sur des malades atteintes de grande hystérie. )>M. Paul Richer, Études cliniques sur la grande hystérie, p. 513, note.

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