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De l'intelligence, tome I, p

PSYCHOLOGIE DE S. TH. D'AQUIX ET HYPXOSE. 335

terminée cette concentration de l'activité psychique, je répondrai, avec saint Thomas, que la cause peut en être ou hors de nous, ou en nous-mêmes. Un chimiste faisant une expérience mal combinée, provoque l'explosion d'un mortier dont un fragment lui brise trois doigts de la main. La douleur peut être si vive que la force psychique s'y porte en quelque sorte toute entière, c: doJor sensiWls maxime iralàf ad se intentwnem anmce ' », et que, pendant plusieurs heures, notre malheureux savant ne puisse plus appliquer son esprit à l'objet ordinaire de ses études, ce imjjedltur Iwmo ne tune aViquid add'tscere possit; et tantum potest intendi{dolor) quodnec etiam ins' tante dolore potest homo aViquld considerare qiiod pr'ius scivit - )). Mais, à la rigueur, le contraire pourrait arriver aussi, et l'amour de la science « amor ad addiscendiim vel considerandum ^ » avoir tellement absorbé son âme, qu'il lui fît presque oublier la douleur. Dans ce cas la concentration de l'énergie serait produite par une cause interne : cet amour extraordinaire du savoir. Saint Thomas avait le droit de faire cette seconde hypothèse, lui dont on raconte qu'expliquant un jour le dogme de la Trinité, le flambeau presque consumé qu'il tenait à la main lui brûlait les chairs sans qu'il y prît garde. Il enseigne du reste que, dans le cours ordinaire et normal des choses, c'est la volonté qui dirige et fait porter cette «. intention de l'âme )> sur les objets en y appliquant les puissances ; — que ce soit la volonté in-

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