‹ L'hypnotisme francChapitre 183 sur 240 · Ihid · texte numérisé non relu

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tellectuelle à laquelle toutes sont soumises excepté celles qui président aux fonctions de la vie végétative, ou la volonté sensible qui n'a directement d'action que sur celles de son ordre '.

Mais le but que nous poursuivons dans cette étude exige que nous ne nous bornions pas à ces généralités sur l'action de nos facultés, et que nous entrions dans quelques détails sur la façon d'agir propre à certaines d'entre elles.

Parlons d'abord de l'imagination.

L'imagination, avons-nous dit, nous fait percevoir les objets, même quand ils ne sont plus présents. Mais qui la met en mouvement et la détermine à éclairer les tableaux qu'elle tient en réserve dans son organe « phantasmata servata in organo )> ? — Sans doute^ il faut d'abord citer la volonté -. Je pense à Rome, et veux m'en rappeler les principaux monuments. Aussitôt voici le dôme de Saint-Pierre, les ruines du Palatin, le Colisée, l'arc de Titus qui m'apparaissent. Il m'a suflS de vouloir pour que mon imagination se mît à l'œuvre. Mais pour s'y mettre elle n'a pas besoin de l'impulsion de la volonté. Survienne quoi que ce soit, de grave ou d'insignifiant, dans l'esprit ou dans le corps, et la voilà en mouvement. Le moindre de nos événements intérieurs l'excite et provoque de sa part une réponse. « Un simple déplacement d'humeur ou une agitation du sang, observe saint Thomas, peut déterminer l'imagination à

1. Sum. coiit. Cent., lib. I, c. Lvi. — Sum. Theohg. I. q. 82, a. 4.

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