Mathias Duval, Cours de phjsiologie, p
crâne d'un chien et mis un verre de montre à la place de la couronne d'os qu'il lui avait enlevée, observait ainsi directement le cerveau, et le voyait pâlir et s'affaisser toutes les fois que le chien s'endormait, tandis qu'il reprenait son volume et sa coloration dès le moment du réveil. Cette expérience a été refaite, avec beaucoup plus de soin, par Claude Bernard, Tarchanofif, etc.; et toujours elle a donné le même résultat. D'où il paraîtrait que le sommeil a bien plutôt pour cause l'anémie que la congestion '. Et c'est ainsi que s'expliquerait justement le fait que prendre une certaine quantité de nourriture aide à dormir. Les expériences directes des physiologistes ayant établi, en effet, que toute introduction d'aliments provoque un afflux du sang à la muqueuse de l'estomac, l'on croit pouvoir en inférer qu'il se produit simultanément une anémie du cerveau, et que, par suite, la nourriture cause le sommeil, ou à tout le moins y dispose. Quant à soutenir qu'il consiste essentiellement dans ce que je me suis permis d'appeler une saisie-arrêt du sensorium commun, c'est une thèse ingénieuse et l'on peut même dire rationnelle, mais qui n'est point démontrée.
Il est vrai que nos modernes n'ont pas, que je sache, rien de mieux à y substituer. Le dernier ouvrage un peu complet sur le sommeil a été écrit par une femme-.
1 , (( Ces deux théories, anémie cérébrale et congestion cérébrale, ne sont pas inconciliables : le sang pourrait être inégalement réparti : accumulé au centre de l'encéphale, il y produit de la congestion; raréfié à la périphérie, il y cause de l'anémie. » Schneider, L'Ift/pnotisme, p. 112.
2.Marie de Manacéine, le Soinmeil, tiers de notre riV; physio-