‹ L'hypnotisme francChapitre 193 sur 240 · nEPi vnNor, y · texte numérisé non relu

nEPi vnNor, y

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tence de plusieurs phénomènes, propriétés ou conditions, dont il s'accompagne, et dont quelques-uns, pour la solution de notre problème, ont une importance spéciale.

Avant tout, il nous faut observer que si le sommeil restreint notre activité il ne la supprime pas tout entière. c( Pendant que nous dormons, dit saint Thomas, nos sens demeurent inactifs, mais le travail de nos facultés de nutrition n'en est que plus intense, e^t tamen magis lalor virtutum naturaliwn : et sunt virtutes naturales qim opera7itur digestiones. )^ ^ Serait-il même exact d'affirmer que le sommeil enchaîne les sens extérieurs au point de les rendre totalement inactifs ? Xon, et Aristote est le premier à nous dire que « parfois les dormeurs entendent le bruit, — le chant du coq ou l'aboiement des chiens, par exemple, — voient une lumière, goûtent une liqueur, sentent un contact, mais faiblement et comme de loin, àaOsvixôiç asvToi xai oTov Troppojôcv i> -. Il arrive même qu'ils entendent les questions qu'on leur pose et y répondent, ce svioi os xa\ aTroxptvovxai IpwTwixEvoi » ^. Cette observation est vraie aujourd'hui comme au temps d'Aristote, et la physiologie la confirme à sa manière ; puisque les expériences de Claude Bernard, Mosso et Tarchanofï, nous montrent que le cerveau de l'homme endormi se colore et croît en volume à chaque excitation produite dans les organes périphériques : ce qui suppose que les sens extérieurs gardent

1. Comment, de Somno et Vigilia, lect. 4. ■2. IIEPl KNrnNlQN,Y.

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