CE QUE L'OX SAIT DU S0M3JEIL
assez d'activité pour recueillir les diverses impressions sensorielles, lumineuses, tactiles, et les transmettre aux appareils centraux de l'encéphale.
Mais un fait qu'il nous importe de remarquer à propos de cette activité des sens chez les endormis, c'est que leurs perceptions, comme on l'a dit, sont souvent « électives », c'est-à-dire restreintes à certaines catégories d'objets à l'exclusion de toutes les autres ^ . « Un abbé, pendant son sommeil, relisait ses sermons, les corrigeait ou les annotait. Il voyait les objets dont il avait besoin, comme son encrier, mais il ne voyait point les personnes présentes. Si l'on substituait une feuille blanche de même dimension à celle sm* laquelle il avait écrit, il ne s'en doutait pas, et faisait sur cette nouvelle feuille des corrections et des annotations comme il l'eût fait sur l'autre-. » Toilà un cas de ce vision élective ». Un phénomène analogue se produit souvent dans les perceptions de l'ouïe. Il est d'expérience quotidienne qu'une infirmière qui s'est endormie entend sonner l'heure marquée pour servir la potion au malade, et demeure insensible au tapage et aux cris de la rue, — ce une mère se réveille au plus léger mouvement de son petit, tandis que des bruits bien plus forts ne la tirent point du sommeil ^ ».
Inutile d'insister davantage, les faits sont trop nombreux et connus de tous : le phénomène de la « percep-