‹ L'hypnotisme francChapitre 203 sur 240 · Ibid., art · texte numérisé non relu

Ibid., art

370 L'HYPNOTISME FKANC.

le jeune homme par ces images a été autrement vive. Pensez donc, un régiment!... ces beaux officiers aux épaulettes d'or, à l'épée qui flamboie... ces beaux soldats qu'il a vus tant de fois, toujours si bien entraînés... à la mine si vaillante... ceux-là qui gardent Xancy et les portes de la France!... Entendre qu'un régiment passe et courir le voir passer, sont deux actes, chez lui, dont l'un appelle naturellement Tautre et que l'habitude a encore plus étroitement associés. Aussi ne s'est-il pas fait prier pour aller à la fenêtre.

Mais voici bien autre chose : maintenant il se croit soldat, sergent, — et commande l'exercice ! — La scène est un peu plus compliquée que les précédentes ; mais elle a les mêmes causes et s'explique absolument de même. <■(. Tous êtes soldat, vous êtes sergent, vous portez les galons. » Ces mots font saillir sa propre image dans le cerveau du sujet ; il se voit en costume de soldat, sergent bien galonné. Sa raison ne lui disant point que c'est absurde, il se croit tel qu'il se voit, comme, en rêve, un vieillard se croit petit enfant', un forçat, président de tribunal, un marmiton, grand seigneur. Mais cette image de sergent évoque en lui toute une nuée d'autres images et de souvenirs. Ah! les sergents, il les a vus, lorsque simple gamin allant à l'école et plus tard jeune apprenti se rendant à l'atelier, il faisait un détour pour passer par le Champ-de-Mars. Il les a vus alors commander à leurs pelotons, fiers, hautains, grondeurs, tout leur

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