‹ L'hypnotisme francChapitre 208 sur 240 · Voir plus haut, chapitre XII · texte numérisé non relu

Voir plus haut, chapitre XII

378 L'HYPXOTLSME FRANC.

peu, en recourant aux notions générales de psychologie que nous avons exposées ^

Le principe qui paraît dominer tout, dans le cas présent et les autres cas analogues, est celui que saint Thomas a formulé ainsi dans un passage bien court, mais d'une bien grande portée : (c Nulle ûiculté de connaissance ne perçoit quelque chose actuellement, sans l'attention, vis cofjnomiiva non cofjnoscit aliquid actu, nisi adsit infentio. De là vient que parfois l'imagination ne perçoit pas certaines images que pourtant elle conserve dans son organe : c'est que l'attention ne se porte ])às de leur côté, qi/ia intentio non referhir ad erf.Ba.ns les êtres doués de volonté, en effet, il appartient à la volonté; d'appliquer les autres puissances à l'action, et elle ne les y applique pas toujours, aj)j)etitiis enim alias potentias in aduni movet '-. » Un objet peut donc agir sur l'un de nos sens et y imprimer son image, bien que l'image soit dans l'organe, in organo conservata, la perception ne s'ensuivra pas pour cela inévitablement. Ainsi, de ce que l'image de M. Bernheim est reçue dans l'œil de son patient, de ce que son épingle lui perce la peau, il n'en résulte pas nécessairement que le patient voie effectivement M. Bernheim, ou sente les piqûres. Il n'aura cette double sensation de la vue et du tact que si la vue et le tact sont attentifs etaj)pliqifés. Or ils ne le sont pas. C'est qu'en effet la volonté n'a pas dû, n'a pas pu les appliquer et les rendre attentifs. La volonté, nous le voyions il n'y a qu'un instant, ne tend pas et ne

Page 1