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N'EST PAS, DE SOI, DIABOLIQUE. iidl
raît pas à l'instant où disparaissent les objets euxmêmes, mais les formes qu'ils y impriment persistent encore quelques moments, cdiquantulum iierseverant in organis formœ îUœ^ comme le prouvent des observations nombreuses — persistance, après une perception vive, des couleurs dans la vue, des odeurs dans l'odorat, des bruits dans l'ouïe, de la sensation de déplacement à l'issue d'une course en voiture ou en bateau. — Il arrive pour cet ébranlement causé dans les organes par les objets ce qu'il advient de la pierre du frondeur et de la flèche de l'archer : la pierre et la flèche ne cessent pas de se mouvoir aussitôt qu'elles cessent de toucher la corde de la fronde ou de l'arc, elles poursuivent leur course aussi loin que l'impulsion reçue les emporte. Mais une impulsion vigoureuse donnée se communique : par exemple, une couche d'air mise en mouvement donne le branle à la couche d'air voisine. La même chose a lieu pour les impressions des sens : ces impressions, produites directement par les objets et qui ont une certaine persistance, ne restent pas circonscrites dans les organes extérieurs, elles se transmettent, elles cheminent à travers la région sensorielle : ainsi l'air traversé par un rayon lumineux venant à impressionner l'œil, l'œil à son tour ébranle le sensorium commun, et successivement toute la série de nos puissances sensitives, aer motus ad ocidum altérât sensum, et organum sensus altérât sensum communem et sic îdterîus secundum ordinem virium animœ sensibilisa. »