De mysteriis Christl, Disput. XXXIY, sect
412 L'HYPNOTISME FRAXC
et épuisé, dehUe et exhaustum, il put dès lors se faire que, la sueur étant tarie, le sang coulât, chassé par la violence de la peine intérieure, ficri potuit ut defidente matcria sudori^, sanijuis fuerit ex vl interioris (ifftictionh expulsus » '.
C'est ainsi que Suarez, à la suite de Cajetan, explique la sueur de sang de Jésus : et «i la cause qu'il lui assigne, dit -il, est à la fois naturelle et suffisante, hœc causa a nolis explicata est naturalis et sufficiens ad hune effectum - )). Suarez admet donc bien, lui aussi, qu'une émotion vive peut, en certains cas, provoquer l'apparition du sang sur nos membres. Un autre maître célèbre de la Compagnie de Jésus, Maldonat, soutient la même thèse dans son commentaire sur les Evangiles. Voici en quels termes il s'exprime sur le même sujet :
« Bien qu'il y en ait, dit-il, qui pensent que la sueur de sang du Christ a été un miracle, et si sunt qui miracido prcder naturam factum putent, j'estime plutôt que cette sueur fut naturelle, iiotius naturatem sudorem fuisse arJjitror... Aristote affirme que le fait peut se produire naturellement, et que, de vrai, il s'est produit; et la raison enseigne, en effet, que, dans les hommes d'une constitution exceptionnellement délicate, in hominibus prinsertim rarœ texturœ deticaiœque consti-
tutionis, ce phénomène peut avoir lieu Pourquoi, de
même que nous voyons des hommes s;iisis d'une frayeur