‹ L'hypnotisme francChapitre 31 sur 240 · Communication de M. le D^ Jules Roux. Ihld · texte numérisé non relu

Communication de M. le D^ Jules Roux. Ihld

Le sujet était assi?, fixant les yeux sur le doigt de Walker, qui se tenait debout, un peu à droite du patient et ne quittait pas du regard les yeux de ce dernier. Je ne fis que passer, étant occupé à autre chose ; mais revenant un peu plus tard, je trouvai M. Walker dans la même position, lyrofondèment endormi, son bras et son doigt dans lin état de rigidité catalepiiforrne, et le sujet éveillé, fixant toujours le doigt de l'opérateur ^ »

Voilà, certes, quelqu'un qui est endormi contre son gré. Et, de plus, il est bien clair qu'il ne sera pas difficile à un homme avisé et expert en hypnotisation, de surprendre quelquefois et de plonger dans le sommeil un sujet si sensible, eût-il fait vœu de ne pas dormir.

A la catégorie des sujets qui n'ont pas la sensibilité normale se rapportent évidemment ceux qui possèdent cette particularité étrange des zones hv[mogènes -. Xul doute que ces personnes ne puissent être endormies contre leur volonté, par ceux qui ont l'habitude de les hypnotiser : les expériences de chaque jour, dans nos hôpitaux, le démontrent surabondamment. Mais une question, dont l'importance ressort assez d'elle-même, se pose : les personnes affectées de zones hypnogènes entrent-elles encore, subitement et nécessairement, en sommeil, si la pression des zones est pratiquée, non par le médecin hypnotiste ordinaire, dans la consultation officielle, mais par n'importe quelle personne de rencontre, dans le train ordinaire de la vie ?

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