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Le la suggestion, etc., p. G

L'HyPNOTIS:ME FRAXC.

M. Bernheim. » Celui-ci le prenant par les épaules, le secoue fortement, et lui crie dans l'oreille : « Vous voyez bien que j'y suis : je ne suis pas si difficile à apercevoir: sûrement, vous me voyez ». Pas un mot : pas le moindre jeu de physionomie indiquant qu'il voit ou entend le docteur.

A ce moment, ^I. Bernheim prend une grande épingle, et lui crible les deux mains de piqûres. Il se kisse faire, avec une impassibilité absolue, ne retirant pas les mains, ne marquant par le moindre mouvement, ni une douleur, ni une impression quelconque. M. Bernheim n'existe vraiment pas pour lui. Voulant pousser la démonstration jusqu'au bout, le hardi opérateur lui pique les lèvres, les joues, introduit l'épingle dans les narines, sous les ongles. Rien. Prenant alors la paupière de l'œil gauche entre le pouce et l'index, il la retourne :puis, sur la muqueuse oculaire ainsi mise à découvert, il appuie la pointe de l'épingle. Pas le plus petit frisson.

A ce moment, je vois perler le sang sur ses mains, aux endroits des piqûres ; je lui dis : <£ Regardez donc comme vos mains saignent. — C'est vrai, répond-il. Hein, je n'ai pourtant pas déjà tant de sang à perdre. Je ne sais pas d'où ça vient. — Mais c'est M. Bernheim qui vous a fait tout cela. » Il me regarda d'un air ébahi, ne comprenant pas ce que je voulais lui dire.

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