Le magnétisme animal, p
G. Levons cliniques sur l'hystérie et l'hypnotisme, t. II, p. 184.
118 L'HYPXOÏISME FRANC.
ponse si digne de cette brave paysanne à qui le marquis de PuTségur disait qu'il l'obligerait bien à se dévêtir :
« Oh I non pas, Monsieur, mes souliers, mon bonnet,
tant qu'il vous plaira; mais, passé cela, vous n'obtiendrez rien. » — M. Pitres avait une malade dont il lui était impossible d'obtenir qu'elle frappât quelqu'un. « Si on le lui ordonnait énergiquement, elle levait la main et tombait aussitôt en léthargie ^ » — Le docteur avait rendu aphonique pour vingt-quatre heures consécutives une de ses malades. Xaturellement l'expérience ne fut pas au goût du sujet. « Aussi, poursuit M. Pitres, quand je tentai plus tard de la répéter, Albertine déclara qu'elle ne voulait pas être aphonique après le réveil et que, si je persistais à le lui ordonner, elle ne se laisserait pas réveiller. Je ne pensais pas alors qu'elle pût opposer, aux manœuvres que nous employons d'ordinaire pour provoquer ce réveil, une résistance quelconque. Je maintins l'injonction et je pratiquai l'insufflation sur les yeux, etc., etc. Le seul résultat que j'obtins fut de provoquer l'état léthargoïde à la place de l'état cataleptoïde. Je dus transiger, et déclarer à la malade qu'elle ne serait aphasiaque que pendant cinq minutes. Elle finit par accepter ces conditions, et je pus alors la réveiller sans difficulté. J'ai refait, depuis, cette expérience un certain nombre de fois, et toujours les résultats ont été les mêmes. y> Enfin, le professeur de Bordeaux raconte une petite histoire qui, pour friser de près la plaisanterie, n'en renferme pas moins un indice sérieux et un enseigne-