Études cliniques sur la tjrande hi/stCrie, x
Rien de semblable dans l'attaque hypnotique. Toici un jeune homme, sain, robuste, plein de vie. On l'endort : et, après une minute, la sensibilité, chez lui, est éteinte, ou surexcitée à l'excès ; toutes ses perceptions sont confuses et désordonnées ; il délire ; il est somnambule, etc.. Il présente coup sur coup autant de symptômes qu'on en pourrait observer en dix malades atteints de dix maladies différentes. Et quand il est au paroxysme de la crise, savez-Yous ce qui arrive ? L'hypnotiseur lui souffle sur le visage : et, du coup, le voilà guéri et sain comme devant. Est -il naturel que des troubles physiologiques aussi L:raves, aussi profonds, se produisent et disparaissent instantanément ^ ? Xous en faisons juges et les docteurs en médecine et les hommes de bon sens.
On invoque la suggestion. Par là on ne sauve rien ; puisque nous avons déjà démontré que le sommeil hypnotique n'est pas produit naturellement. Mais admettons qu'il le soit : vous croyez que la suggestion vous rendra compte de ce que nous observons dans l'hypnotisme ? La suggestion nous expliquera que l'hypnotisé devienne entre les mains de l'hypnotiseur un véritable automate, qu'il marche, s'arrête, s'assoie, se lève, sorte, monte, descende, chante, rie, pleure, perde et recouvre tour à tour la vue, l'ouïe, le goût, le tact, l'odorat, voyant, entendant, goûtant ce qui n'est pas, ne voyant, n'entendant ni ne goûtant ce qui est ? — Xon, la suggestion n'explique point tout cela. « La vérité est que, pour produire un changement physique dans les muscles, une