L'hypnotisme et la médecine Ugale, p
2, Ibid. On peut voir encore M. le D"" Pitres, Leçons cliniques sur l'hystérie et l'hypnotisme, t. II, p. 345; MM. Binet et Féré, Le magnétisme anim/d, p. 71.
artificiel la qualité de phénomène purement physiologique. Si on le fait, c'est sur bonnes preuves.
Pourquoi, en effet, ne pas identifier deux sommeils qui se produisent par les mêmes moyens, présentent les mêmes phénomènes, et se transforment si facilement l'un dans l'autre ? Or, le sommeil naturel et le sommeil hypnotique, nous le veiTons bientôt, ont essentiellement les mêmes causes, l'un et l'autre peuvent s'accompagner de rêves de la même façon ; enfin <:< ils se transforment l'un dans Tautre. Par exemple, un dormeur artificiel abandonné à lui-même, cesse d'être cataleptique peu à peu et finit par entrer dans le sommeil ordinaire; ainsi un dormeur ordinaire, si on le touche en même temps qu'on lui parle avec douceur, parvient lentement et sans s'éveillera se mettre en communication et à devenir cataleptique ' . »
De fait, si le sommeil hypnotique relève essentiellement de la pathologie, il sera ou miQ psychose ou une névrose. ]Mais il n'est ni l'une, ni l'autre, nous dit ^I. le D*" Albert MoU, de BerHn. La preuve, c'est qu'aucune maladie ne cesse, pas plus qu'elle ne se produit, instantanément. Or, je puis faire cesser le sommeil hypnotique , avec tous les phénomènes produits, instantanément, puisque je n'ai qu'à dire au sujet : « réveillez-vous )^ , il se réveillera. L'hypnose n'est donc pas une maladie ; mais il faut l'identifier avec le sommeil naturel ou reconnaître au moins qu'elle présente avec lui les plus intimes rapports, et constitue im état tout à fait analogue-.
1. Liébeault, le Sommeil procoqu-:, p. 27. Bernheim, Delà suggestion, etc.. p. 220,