Der HgpnotismuSj 2« édit., p
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Et comment l'hypnose serait-elle essentiellement une maladie, si Ton s'en sert justement pour soulager les malades et améliorer leur état? Or, c'est ce qui a lieu, « Contrairement à beaucoup de médecins, écrit M. le D"' Beaunis, je regarde le sommeil hypnotique sans su/jgestion comme plus réparateur que le sommeil ordinah-e; et d'après les observations que j'ai pu faire chez le D'" Liébeault ou que j'ai faites par moi-même, une partie des effets thérapeutiques produits par l'hypnotisme doit être attribué à ce caractère bienfaisant du sommeil provoqué'. )> De quel droit appeler morbide un pareil sommeil, puisque morbide, il ne l'est ni dans ses causes, ni dans ses effets.
En présence de pareils faits et de pareils arguments l'on s'explique fort bien que beaucoup de médecins, et des plus illustres, se refusent à voir dans le sommeil hypnotique un phénomène ou un état essentiellement morbide, et que ceux qui le regardent comme un événement pathologique ne formulent leur opinion qu'avec réserve. En tout cas, il est incontestable que l'opinion qui regarde l'hypnose comme étant, de soi, un simple état physiologique a pour elles de nombreuses autorités médicales de premier ordre, et de graves raisons. Aussi n'est-on pas sans éprouver quelque surprise, quand, apiès avoir pris connaissance d'une aussi sérieuse controverse, l'on entend le E. P. Franco parler comme il suit : ((. Xous autres, appuyés sur le l)on sens univereel, et sur la manière de voir commune des médecins, nous