‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 121 sur 208 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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CnAPITllE 111.

. . .(.'-üiilrc la maladie organique elle-môine, la suggestion ne peut-elle rien? Ou voit (pie le systi^uie nerveux agit sur la nutrition des organes par rinterinédiaire des nerfs troplii({ues et vasomoteurs. Ou voit, d’autre part, que la suggestion peut réaliser des modifications orgaiTupies ; nous avons vu de la rougeur, des vésications, de la diarrhée, des hémorrhagies se produire par la suggestion ; la stigmatisation est un phénomène d’auto-suggestion. J’ai vu un eczéma chronique rebelle, entretenu peut-être par un état nerveux, guéri par suggestion hypnotique. »

Bernheim hypnotise ses tuberculeux, non pas pour détruire le tubercule, mais pour faire dormir les malades, pour leur donner de l’appétit^ pour calmer leur tou.x, pour dissiper leurs points de côté, et en soulageant ainsi le malade il agit

peut-être favorablement sur la lésion.

Bernheim traite par suggestion des rhumatismes articulaires chroniques incurables, et il obtient souvent des succès, il suggère la disparition de la douleur et l’articulation n’étant plus immobilisée reprend ses fonctions et guérit insensiblement.

Voyons maintenant quelles senties affections qui, d’après l’auteur, sont particulièrement justiciables de la psychothérapeutique. En tête doivent être placées les névroses ; l’hystérie convulsive, la boule, la strangulation, les douleurs, l’anesthésie, la paralysie, les contractures, l’aphonie, l’amblyopie, les vomissements. Lorsque l’hystérie est récente, la guérison se manifeste vite; au contraire, si la maladie est ancienne, il faut des semaines et des mois de traitement. Certains malades résistent à cette suggestion thérapeutique, c’est, le plus souvent, qu’ils se suggèrent à eux-mêmes que cela ne servira

à rien. . • + i 1

Après l’hystérie, Bernheim place la neurasthénie, au sujet cle^

laquelle il faut établir des distinctions ; elle peut être acquise^

ou héréditaire, locale ou diffuse. Acquise et locale, c’est une^

douleur, une oppression, une céphalée; acquise et diffuse, elle

se manifeste par des troubles nerveux généraux, des vertig^s,^

des irradiations douloureuses, etc.; dans ces deux cas, bien

que la névrose se développe sur un terrain propice, elle n est

doctrines de l’école de NANCY.

pas héréditaire et la suggestion peut produire des guérisons remarquables. Au coulraire, quand la neurasthénie généralisée est héréditaire, quand elle dépend d’un vice natif du système nerveux, Bernheim avoue qu’elle est le plus souvent incurable. Ces malades sont quelquefois difficiles à hypnotiser; leur cerveau est obsédé- par des impressions si nombreuses ou si tenaces, psychiques, sensitives, sensorielles et viscérales, (ju’ils sont souvent rebelles à toute suggestion, maigre leur docilité, leur bonne volonté, le désir de se laisser endormir et de guérir .

Lorsqu’on obtient une guérison ou une amélioration momentanée, le mal reparaît bien vite dans toute son intensité.

Les maladies de l’esprit sont aussi très rebelles à l’bypno-

thérapie. Bernheim dit avoir essayé dans des cas de mélancolie, d’hypocondrie, d’obsessions, de manie, de délire de persécution, jamais il n’a réussi à les guérir; le plus souvent même, il n’est pas parvenu à hypnotiser ees malades. « Les aliénés, dit-il, ne sont pas curables par suggestion, car ce qui domine chez eux, c’est l’auto-suggestion. S’ils étaient suggestibles, ils ne seraient pas aliénés^. »

I L’épilepsie essentielle est, d’après Bernheim, incurable par I la suggestion dans le plus grand nombre de cas ; dans la chorée, au contraire, il a obtenu des résultats, à condition que la maladie ne soit pas trop violente, ni trop ancienne ; en quinze jours, trois semaines, la maladie est notablement atténuée, et au bout d’un mois, souvent l’alFection est complètement terminée. Les chorées par imitation cèdent souvent en une séance.

Les tics guérissent souvent aussi par suggestion ; Bernheim dit en avoir guéri qui dataient de plus d’un an ; le tétanos résiste à toute suggestion.

Les névralgies, au contraire, disparaissent rapidement sous l’influence de l’hypnothérapie, à moins qu’il n’y ait une névrite, une diathèse ou une lésion organique quelconque.

Bernheim a guéri par suggestion deux crampes des écrivains datant de plusieurs mois et de plusieurs années ; dans la paralysiè agitante, au contraire, l’auteur n’a jamais réussi,

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