Id., ibid., p
CnAPITUK IV.
Celte théorie du polyzoisme et du polypsycliisme tut reprise plus tard par Cl. Bernai-d et .laiiet ; « Que veut-on dire, dit Janeth quand on pai‘le de raisonnements de la moelle et de Cintelligence du cerveau? Bien autre chose, sinon (pi’il y a une autre conscience que la nôtre dans la moelle ou dans le cerveau, car un raisonnement sans conscience n’a absolument aucun sens. »
Ceci étant posé, comment Durand explique-t-il la suggestion à terme avec inconscience du sujet durant tout l’intervalle? « L’impression suggestionnelle, dit-iP, n’a fait que traverser le moi capital, et ce sont en réalité les moi subalternes, les sous-moi — ce que Janet nomme vaguement la subconscience — ^ qui en ont reçu l’empreinte durable; et c’est dans leur intelligence, leur mémoire et leur volonté propres que se déroule le mystère de la longue incubation de la suggestion et de son éclosion soudaine. » m
C’est encore par le polypsychisme que Durand explique les] suggestions de modifications physiologiques d’ordre végétatif,] les suggestions négatives, les suggestions au comptant et] n’affectant que les fonctions de relation, c’est-à-dire la pensée,] la sensation et le mouvement. Dans ce dernier cas l’hypnotisé] ne croit pas à la réalisation des affirmations, c’est avec indi-j gnation qu’il en ressent les suites, il veut résister; ce n’est pas! lui, à proprement parler, qui obéit, c’est un autre moi, unj sous-moi.
L’intelligence de ces sous-moi posséderait, d’après Durand,! la spontanéité, l’indépendance et les pouvoirs de réflexion et d’imagination; il suffit, pour s’en convaincre, d’observey les rêves dans lesquels les sous-moi donnent de véritables représentations théâtrales au moi çapital.
Le domaine de l’idéoplastie spontanée est immense dans la vie sociale, nous y sommes suggestionnés à chaque instant.
L’idéoplastie peut rendre des services multiples, elle peut aussi exposer à de grands dangers. Parmi les applicalions